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Bilan de la conférence "Après la COP 21 : quels engagements réels pour le climat ?" - 31.05.15

Après l'accord obtenu en décembre dernier à Paris, l'heure est à la mise en oeuvre des engagements pris par les Etats. La France a voulu se montrer exemplaire : sera-t-elle à la hauteur de son rôle proclamé ? Les acteurs privés doivent aussi agir, en premier lieu le secteur industriel : le mouvement de la transition est-il engagé de leur côté ? 

Terra Nova, en partenariat avec Alternatives Economiques, la revue Esprit et la Mairie du 3ème arrondissement de Paris, a réuni à l'occasion de ce débat, animé par Catherine André, journaliste à Alternatives Economiques : 

  • Pierre Cannet, responsable du programme Climat et Energie au WWF France 

  • Sylvain Ly et Christophe Alliot, membres du Bureau d'analyse sociétale pour une information citoyenne 

  • Antoine Guillou, responsable du pôle Energie de Terra Nova 

Quelques-unes des grandes idées soulevées lors de cette table-ronde : 

 

  • L'Union Européenne est la région/ l'ensemble qui a réalisé  les meilleurs résultats sur les 20 dernières années (année de référence : Conférence de Kyoto- 1997)

 

  • Labsence de prise en compte du Scope 3, l'un des trois niveaux d'émissions de gaz établis dans le Green House Gas Protocol et qui correspond aux émissions indirectes pour la réalisation du produit de l'entreprise, dans le reporting des gaz à effet de serre des grands groupes est source de confusion dans les déclarations de ces derniers quant à leurs améliorations en la matière.

 

  • Un changement de paradigme économique s'impose. La courbe de nos émissions est en effet exponentielle d'année en année, or les axes de progrès identifiés lors de la COP 21 se font par rapport à une année de référence sans prendre en compte cette croissance 

 

  • Les politiques publiques peuvent-elles insuffler les bonnes pratiques aux entreprises ? 

 

Au delà d'un effet top-down, il serait plus judicieux de décliner les contributions supranationales ou même nationales par secteurs d'activités. L'enjeu est bien celui d'une meilleure cohérence des politiques publiques (subvention des énergies fossiles ou non)

 

  • Les entreprises, pour mettre leurs bonnes pratiques en application, doivent bénéficier d'un cadre politique stable pour la mise en place de vraies stratégies pérennes allant au delà des contraintes actuelles imputées aux changements de mandats électoraux

 

  • Il est important de maintenir la mobilisation sur la question de la transparence des entreprises. La France a d'ailleurs pris des engagements à ce sujet.

 

  • Il n'existe pas de cadre juridique réellement contraignant pour les pays qui ratifieront l'accord si les objectifs ne sont pas atteints.

 

Quels sont les gagnants et les perdants de la transition énergétique ? 

 

  • Il faut repenser notre façon de consommer et en filigrane repenser notre modèle économique.

 

La concentration du pouvoir dans plusieurs secteurs par quelques grandes entreprises a encouragé la création des économies d'échelles.

Cette collusion de producteurs reste réglementé par des lois anti-trust, cependant on assiste aujourd'hui a une fuite en avant car il n'y a pas de droit de regard sur la collusion d'acheteurs qui ne se soucient pas des externalités de leurs modes de consommation. 

 

  • Au lendemain de la COP 21 le ressentit est celui d'un "espoir vigilant"

 

     

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