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De nouvelles ambitions pour l’enseignement professionnel

Alors que la formation professionnelle est présentée par le gouvernement comme un levier essentiel de l'accès à l'emploi, l'enseignement professionnel continue à n'occuper qu'une place limitée dans l'espace médiatique. Il accueille pourtant à la sortie du collège un peu plus du tiers des élèves. Marqué par un recrutement socialement très étroit, c'est en son sein que se trouvent les leviers pour élever le niveau de qualification et réduire le taux de jeunes sortant du système éducatif sans diplôme. Cette note propose de donner à l'enseignement professionnel les moyens de relever ces défis, en l'ouvrant significativement vers l'enseignement supérieur, en transformant les pratiques pédagogiques, en renforçant la coopération entre l'État et les régions, sous la forme d'un réel engagement des parties.

Synthèse

Autant l’enseignement professionnel supérieur, celui qui forme, au-delà du baccalauréat, les techniciens supérieurs, les ingénieurs, les juristes, les magistrats, les ingénieurs, les administrateurs, les commerciaux, fait l’objet d’une évidente considération, autant la formation des personnels situés à la base de la pyramide des emplois a été trop souvent négligée, à l’exception toutefois de courtes périodes, comme celle, au milieu des années 1980, où fut introduit le baccalauréat professionnel[1]. Les élèves, à l’issue du Collège, empruntent rarement par choix délibéré la voie professionnelle, qu’ils considèrent comme une voie d’exclusion. Le poids des inégalités sociales sur la réussite scolaire, et par conséquent sur l’orientation, constitue une caractéristique majeure de cette voie d’enseignement. Son recrutement est socialement très étroit : les deux tiers des élèves préparant un CAP – le premier niveau de formation professionnelle - relèvent des catégories socioprofessionnelles défavorisées, quand seulement 20 % des élèves issus de ces mêmes milieux préparent un baccalauréat général. Pourtant, en dépit de ses handicaps, l’enseignement professionnel de base peut, davantage qu’aujourd’hui, contribuer à élever le niveau des qualifications et réduire le taux – voisin de 17 % depuis de nombreuses années – de jeunes sortant du système éducatif sans diplôme autre, au mieux, que le brevet des Collèges. L’enseignement professionnel doit apporter une réelle possibilité de réussite jusqu’au diplôme à tous les élèves qui y sont engagés. En même temps, cet enseignement peut être porteur d’une nouvelle chance pour faire évoluer l’ensemble du système éducatif. 

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