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Bilan de la présidence suédoise de l'Union européenne

La Suède a exercé la présidence de l’Union européenne pendant un semestre, de juillet à décembre 2009. Cette période a été marquée par des événements politiques d’une grande importance : l’entrée en vigueur, après cinq ans de blocage, du traité de Lisbonne, la nomination de nouvelles figures au sommet de l’Union, Herman van Rompuy et Catherine Ashton, ou encore l’échec des négociations de Copenhague sur le climat.

Synthèse

Ces six mois ont permis à l’Europe de reprendre son souffle et de réussir une transition délicate, en évitant le « scénario du pire » sur le front de la crise économique, en fixant des objectifs européens communs contre le changement climatique, et en mettant fin à une grave crise  institutionnelle. Des progrès ont été enregistrés avec l’adoption d’un nouveau programme de travail de cinq ans dans le domaine de la justice, de la liberté et de la sécurité, et l’accord du Conseil sur la création d’un système de supervision financière au niveau européen.

Pourtant, beaucoup reste à faire, y compris sur ces sujets. L’état du travail accompli sur la supervision et la régulation financières n’est pas encore à même de dissiper les craintes de retour aux comportements qui ont mené à la crise. En 2010, l’Europe devra aussi agir plus efficacement
pour remédier à l’échec de Copenhague. De forts doutes subsistent sur la capacité d’Herman van Rompuy, président du Conseil européen, de Catherine Ashton, haute représentante pour la politique extérieure, et José Manuel Barroso, président reconduit de la commission européenne, de donner à l’Europe le souffle et la volonté politique dont elle a besoin pour faire face aux grands enjeux internes et externes du moment.

Loin des ratés de la présidence tchèque et des incantations de la présidence française, la Suède a exercé une présidence de « profil bas » et joué le rôle d’un intermédiaire efficace dans les négociations. Elle n’a certes pas insufflé la « vision » qui manque aujourd’hui à l’Union pour trancher
des questions cruciales pour notre avenir collectif – la définition d’un modèle économique soutenable pour l’Europe, la gouvernance économique de la zone euro dans la sortie de crise, la nécessaire émergence d’une diplomatie économique efficace, ou encore le rôle de l’Europe dans la gouvernance mondiale et la gestion des crises sécuritaires.

1 Paul Norden est le pseudonyme d’un expert français des affaires européennes

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