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Diviser par deux les consommations d’énergie d’ici 2050, c’est possible et nécessaire !

Plusieurs organisations, dont l'IFRAP, ont récemment répété qu’une baisse des consommations d’énergie est incompatible avec la croissance économique. Cette note démontre que, portée par l'efficacité énergétique, elle est au contraire un moteur pour la compétitivité d'une économie, en plus d'être un impératif social et une condition du respect des engagements environnementaux.

Synthèse

Le projet de loi sur la transition énergétique fixe un objectif de division des consommations d’énergie par deux d’ici 2050. Lors de la lecture à l’assemblée nationale, les députés y ont adjoint un objectif intermédiaire de baisse de 20% d’ici à 2030 par rapport à l’année 2012. Mais en commission, les sénateurs ont déjà supprimé ce deuxième objectif, ce qui remet en cause sans le dire l’objectif à 2050 : si des efforts substantiels pour baisser les consommations d’énergie ne sont pas réalisés dans la prochaine décennie, il sera quasiment impossible d’atteindre un objectif plus ambitieux d’ici le milieu du siècle

L’objectif de baisse des consommations d’énergie, pourtant annoncé par François Hollande lors de la conférence environnementale d’octobre 2013, est devenu pendant le débat national sur la transition énergétique la bête noire de plusieurs organisations patronales. L’IFRAP a relayé ce combat dans plusieurs notes récentes. Leur argument répété ad nauseam est qu’une baisse des consommations d’énergie est incompatible avec la croissance économique.

Contrairement à ces affirmations, de nombreux travaux démontrent avec évidence que la baisse des consommations d’énergie à travers l’efficacité énergétique est un moteur pour la compétitivité d’une économie et constituerait un levier majeur pour la relance de l’économie française. Mais réduire les consommations d’énergie est aussi un impératif social : face à l’augmentation attendue des prix de l’énergie à long terme, diminuer les consommations des ménages les plus modestes est indispensable pour préserver leur pouvoir d’achat et amortir des hausses brutales des prix. C’est enfin une condition pour tenir les engagements environnementaux et en premier lieu les engagements de baisse de nos émissions de gaz à effet de serre.

Cette note montre les leviers qui peuvent rendre ces objectifs faisables. Il s’agit d’engager au plus vite un nouveau modèle de croissance, qui ne passe pas par une restriction forcée comme certains veulent le faire croire, mais plutôt par des investissements, des nouvelles organisations et des évolutions de pratiques au bénéfice de tous. Comme dans toute conduite du changement, des obstacles nombreux se font jour, mais ils sont surmontables à condition que la volonté politique soit affirmée. Des objectifs ambitieux à 2030 et à 2050 fixés dans la loi serviront cette volonté d’abord pour l’Etat qui devra les décliner secteur par secteur mais aussi pour les collectivités locales. Car ce sont bien en premier lieu les régions et les intercommunalités qui devront s’en emparer et les décliner sur leurs territoires pour mobiliser chaque citoyen sur ces enjeux, avec l’appui des entreprises et de la société civile.

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