Inscrivez vous à la newsletter du Terra Nova. Si vous souhaitez vous pouvez visualiser un exemple

Conformément à la loi 'informatique et libertés' du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant...

Logo

Faire face aux événements extrêmes : le prix de la résilience

L’épidémie de Covid-19 a soulevé avec une actualité brûlante la question de la mondialisation et de la fragilité des filières stratégiques, entendues ici comme celles permettant d’approvisionner notre pays en produits vitaux : masques, respirateurs, gels hydroalcooliques, etc. Il est soudainement apparu que la France, et l’Europe plus généralement, ne disposaient pas de stocks suffisants, mais également qu’elles ne pouvaient mobiliser que de trop faibles capacités pour produire des biens vitaux en quantité suffisante et dans des délais satisfaisants en cas de pandémie, y compris pour certains produits à faible contenu technologique. Un débat a également émergé sur le caractère suffisant ou non des capacités des services de réanimation (nombre de lits, personnels…) en France, en comparaison avec d’autres pays. Si l’on peut débattre des responsabilités de chacun dans la préparation du pays à la crise sanitaire, cette situation témoigne dans tous les cas d’un déficit de débat démocratique, transparent et ouvert sur les événements rares mais ayant des conséquences de très grande ampleur, tel que celui que nous vivons actuellement, ainsi que sur les choix collectifs permettant de s’y préparer et de gérer les risques extrêmes. Ces choix sont pourtant cruciaux : il s’agit de savoir à quels types de risque on veut se préparer, de quelle manière et à quel prix.

Synthèse

L’épidémie de Covid-19 a soulevé avec une actualité brûlante la question de la mondialisation et de la fragilité des filières stratégiques, entendues ici comme celles permettant d’approvisionner notre pays en produits vitaux : masques, respirateurs, gels hydroalcooliques, etc. Il est soudainement apparu que la France, et l’Europe plus généralement, ne disposaient pas de stocks suffisants, mais également qu’elles ne pouvaient mobiliser que de trop faibles capacités pour produire des biens vitaux en quantité suffisante et dans des délais satisfaisants en cas de pandémie, y compris pour certains produits à faible contenu technologique. Un débat a également émergé sur le caractère suffisant ou non des capacités des services de réanimation (nombre de lits, personnels…) en France, en comparaison avec d’autres pays. Si l’on peut débattre des responsabilités de chacun dans la préparation du pays à la crise sanitaire, cette situation témoigne dans tous les cas d’un déficit de débat démocratique, transparent et ouvert sur les événements rares mais ayant des conséquences de très grande ampleur, tel que celui que nous vivons actuellement, ainsi que sur les choix collectifs permettant de s’y préparer et de gérer les risques extrêmes. Ces choix sont pourtant cruciaux : il s’agit de savoir à quels types de risque on veut se préparer, de quelle manière et à quel prix. 

Télécharger la note (PDF, 1,8 Mo)
Ajouter un commentaire