Inscrivez vous à la newsletter du Terra Nova. Si vous souhaitez vous pouvez visualiser un exemple

Conformément à la loi 'informatique et libertés' du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant...

Logo

JO 2024 : être ou ne pas être candidat ?

Les Jeux Olympiques (JO) d’hiver de Sotchi se sont ouverts 22 ans après les derniers Jeux Olympiques d’hiver accueillis en France, en 1992 à Albertville.

Synthèse

Depuis la désignation de Tokyo comme ville hôte pour 2020 et selon la règle tacite de l’alternance des continents, plusieurs voix se sont fait entendre pour que la France se porte candidate à l’accueil des JO de 2024, un siècle après les derniers « JO Français ». Le symbole est séduisant. Il ne peut suffire à motiver une candidature et encore moins à en assurer le succès. Il peut aussi être contre-productif si la candidature française se limitait à une simple nostalgie du temps où le baron Pierre de Coubertin présidait le Comité international olympique (CIO). 

La note de Terra Nova explore ainsi les arguments et la méthode pour qu'une candidature éventuelle ne soit pas seulement un désir mais un projet.

Après quatre échecs successifs (Lille 2004, Paris 2008 et 2012, Annecy 2018), la France n’a plus droit à l’erreur. Avant de décider de lancer une candidature pour 2024, il importe donc de tirer les enseignements des échecs précédents et surtout de se demander quel serait le sens d’une telle candidature.

Car une candidature de la France, sans parler de sa désignation, n’a rien d’évident. La concurrence pour accueillir les JO est rude et de nombreux pays ont de solides arguments à faire valoir. Une candidature doit s’anticiper longtemps en avance et savoir fédérer l’ensemble des acteurs : politiques nationaux et locaux, mouvement sportif, entreprises et grand public.

Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, même si le gouvernement et le mouvement sportif y travaillent. Une éventuelle candidature française doit aussi prendre en compte l’évolution du contexte : contrainte budgétaire forte, prise en compte nécessaire des problématiques liées au développement durable.

Pour décrocher suffisamment de voix auprès des membres du CIO, la France devra porter un projet ambitieux, innovant et tourné vers l’avenir. Les maîtres mots d’une telle candidature pourraient être : jeunesse, candidature soutenable et cohésion territoriale du projet, notamment du point de vue européen. Une candidature française soutenue par l’ensemble de l’Union Européenne constituerait un signal politique fort et serait un argument majeur devant le CIO.

Télécharger la note (PDF, 250 ko)
Ajouter un commentaire