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La diplomatie culturelle face aux défis contemporains

Cette note de Terra Nova aborde les défis contemporains de la diplomatie culturelle française.

Synthèse

La diplomatie culturelle a un rôle important pour faire contrepoids aux forces qui menacent aujourd’hui les démocraties. La France, dans ce domaine, dispose de réels atouts, dont sa longue histoire et la couverture de son réseau. Mais pour jouer ce rôle, cinq pistes de travail sont à investir :

  1. La diplomatie culturelle française n’a pas pour but d’exporter une image prestigieuse de la France mais de fonder son mode opératoire sur la création de nouvelles façons de collaborer qui prennent en compte les spécificités de chacun.
  2. L’adaptation aux contextes locaux – à l’opposé d’une approche centralisée – est essentielle. La diplomatie culturelle ne peut faire l’objet d’une vision lissée ou centralisée des relations internationales. Il faut remettre au centre des méthodes de travail la diversité des points de vue de nos interlocuteurs étrangers : la vision doit donc émerger du terrain.
  3. Si les moyens du réseau ne peuvent être dissociés du Quai d’Orsay, alors il faut que le Ministère des Affaires Etrangères définisse sa vision à long terme de la politique culturelle étrangère, sans dilution des responsabilités avec d’autres ministères. Il ne s’agit pas d’exclure les expertises qui peuvent la nourrir mais il faut un capitaine à bord, qui invente une « politique culturelle étrangère » fondée sur des contenus précis et ambitieux par zone géographique.
  4. Une répartition réfléchie et structurée entre action bilatérale et interventions multilatérales permettrait à la France de faire entendre sa voix tout en jouant une carte collective. La création de maisons de l’Europe aux côtés d’établissements français présents dans les pays prescripteurs permettrait à la France de se faire entendre plus sûrement tout en mêlant sa voix à d’autres que la sienne. Imbriquer le bilatéral et le multilatéral permettrait aussi de mutualiser les moyens par une politique de cofinancements.
  5. Le réseau culturel français à l’étranger repose principalement sur les personnes qui le composent. La question des profils, mais aussi des moyens financiers et immobiliers, doit être en accord avec deux objectifs : une vision qui émerge du terrain, et la définition d’une politique culturelle étrangère claire. Les postes culturels sont trop souvent considérés comme des variables d’ajustement, comme si leur portée ne devait jamais avoir grande incidence.  
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