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La question des femmes : un enjeu d'avenir

Le magazine Elle vient d’organiser les « États Généraux de la femme ». Ces États Généraux, auxquels Terra nova s’est associé en participant à l’élaboration du « livre blanc des femmes - 20 mesures concrètes pour transformer la vie des femmes… et celle des hommes », arrivent à point nommé. Ces dernières décennies, depuis les premières revendications féministes, la situation des femmes dans la société s’est améliorée, tant dans la représentation politique que dans la participation à la vie économique. Elle demeure pourtant, à bien des égards, insatisfaisante. Or, la question des femmes est sortie de l’agenda politique. Terra Nova souhaite l’y replacer et fera des propositions en ce sens. Pour relancer le débat, nous proposons aujourd’hui une note de Virginie Martin, et vous proposons de retrouver celle de Yolande Cohen datée du 5 mai 2009. Toutes deux étaient membres du groupe de travail qui a préparé le livre blanc.

Synthèse

La question des inégalités de genre n’est plus considérée comme une priorité politique. Le « service des Droits des femmes et de l’égalité » du gouvernement Fillon n’est qu’un pâle reflet du Ministère des droits de la femme, occupé dès 1981 par Yvette Roudy. Les progressistes restent trop discrets sur cet enjeu, alors que les conservateurs ont su se l’approprier. Une nouvelle réflexion doit s’engager.

 

Les conquêtes féministes se sont construites sur un préalable nécessaire : l’émergence de la notion de « genre », faisant référence à la dénaturalisation de la condition féminine et à son caractère construit, au contraire de l’ « égalité dans la différence », slogan conservateur.

 

Malgré des avancées concrètes, nourries par des traditions intellectuelles diverses, les discriminations sont toujours présentes : les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes, elles composent 80% des employés à temps partiel subi, et sont victimes de violences quotidiennes (1 femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint). Pourtant, des politiques efficaces sont en vigueur à l’étranger, dont il est nécessaire de s’inspirer : le Québec a par exemple fait de réels efforts pour la prévention des violences faites aux femmes.

 

A l’exception d’une meilleure représentation des femmes en politique, conséquence d’un réel volontarisme, le cercle vicieux de la discrimination persiste. C’est en travaillant sur la construction des représentations dialectiques homme/femme, en envisageant une politique de quotas, en remettant en cause l’assignation à la sphère privée dont font l’objet les femmes que nous pourrons envisager un nouvel avenir collectif.

Télécharger la note (PDF, 240 ko)
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