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Les Hauts de Rouen : du quartier-village à la ville élargie

Après Grenoble et Bordeaux rive droite, Terra Nova poursuit son tour de France des cités en publiant un article de Jacques Donzelot sur les Hauts de Rouen, fruit des réflexions du groupe de travail de Terra Nova sur les quartiers de relégation, en partenariat avec la revue Esprit et avec le soutien de la Fondation Total. Les opérations de rénovation des Hauts de Rouen donnent lieu à un travail mémoriel destiné à accompagner les habitants dans le deuil des lieux où ils ont vécu. Perçus comme un village distinct de la ville par certains habitants, ces quartiers révèlent, selon les professionnels engagés dans l'opération de rénovation, une richesse, mais repliée sur elle-même, tenue à distance de la ville. Un désenclavement permis par des bus à haut niveau de service et la construction d'une grande médiathèque a permis d'ouvrir le quartier sur la ville : l'enjeu de l'opération de rénovation reste néanmoins de changer l'image négative qui lui est associée.

Synthèse

Les 29 et 30 avril 2011, l’équipe en charge de la politique de la ville à Rouen, et particulièrement de la rénovation urbaine des Hauts de Rouen, organisa « Les rencontres des mémoires urbaines ». Le but de cet événement était de réunir les habitants, les professionnels de la mémoire (photographes, écrivains et artistes bénévoles ou stipendiés par la municipalité et l’ANRU) ainsi que les acteurs de cette politique pour qu’ils exposent et discutent les résultats du travail mémoriel dans lequel ils se sont engagés parallèlement aux opérations de rénovation. Ce type d’exercice date des premières démolitions (commencées ici en 2001) et il est devenu une formule réglée en vertu de l’article 17 de l’ANRU qui y invite expressément les responsables locaux de chaque opération, leur procurant une subvention conséquente à cette fin.

 

Le patrimoine, une nostalgie légitimée

  Ces travaux de mémoire prennent effet sur fond d’une valorisation croissante du passé, de sa « patrimonialisation » de plus en plus forte depuis que la thématique du progrès a cédé la place à celle du changement, c’est-à-dire d’un avenir qui n’apparaît plus comme le prolongement heureux du passé, son accomplissement, mais comme le fait d’une adaptation à la mondialisation, comme beaucoup plus subi que voulu, moins porteur d’espoir que porté par la nécessité. Du coup, le passé apparaît comme une richesse qu’il importe de ne pas perdre, une force qui peut aider à affronter l’inconnu du changement. La célébration de l’« Année du patrimoine » en 1980, à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, peut être considérée comme le moment où se trouve inauguré ce nouveau rapport au passé. Lequel va rencontrer une audience privilégiée dans les collectivités locales, parce qu’elles se trouvent directement confrontées aux effets de ces ruptures brutales avec le passé qu’on appelle le changement. Les écomusées ne cessent de fleurir depuis celui créé au Creusot après la fermeture des mines (cet écomusée date d’ailleurs de 1972, préfigurant l’avenir radieux de cette patrimonialisation du passé). L’édification de tels lieux de mémoire n’est cependant pas le seul fait du pouvoir politique désireux d’offrir un exutoire à la nostalgie de ce monde que leurs concitoyens ont perdu. Elle fait l’objet de revendications populaires comme on le voit en ce moment avec le textile à Roubaix.   S’agissant de l’urbain et des transformations qu’il est amené à subir, ce souci de la mémoire paraît plus fort encore en raison de la relation particulière qu’il établit entre les lieux et les gens, laquelle semble plus forte que celle qui les lie à une activité. Grand théoricien des « Cadres sociaux de la mémoire », Maurice Halbwachs a décrit mieux que quiconque ce lien entre les lieux et les gens et les effets de la transformation des premiers sur les seconds :   « Si entre les maisons, les rues et les groupes de leurs habitants, il n’y avait qu’une relation tout accidentelle et de courte durée, les hommes pourraient détruire leurs maisons, leurs quartiers, leurs villes et en reconstruire d’autres sur le même emplacement suivant un plan différent. Mais si les pierres se laissent transporter, il n’est pas aussi facile de transporter les rapports qui se sont établis entre les hommes et les pierres. Lorsqu’un groupe humain vit longtemps à un emplacement adapté à ses habitants, non seulement ses mouvements mais ses pensées aussi se règlent sur la succession des images matérielles qui représentent les objets extérieurs. Supprimez partiellement ou modifiez dans leur direction, leur orientation, leur forme, leur aspect, ces maisons, ces rues, ces passages, ou changez seulement la place qu’ils occupent l’un par rapport à l’autre. Les pierres et les matériaux ne vous résisteront pas. Mais les groupes résisteront et, en eux, c’est à la résistance même sinon des pierres, du moins de leurs agencements anciens que vous vous heurterez »[1].   Les opérations de rénovation urbaine constituent une parfaite illustration de ces modifications qui provoquent la résistance des groupes d’habitants concernés. Que produisent alors concrètement les travaux de mémoire organisés simultanément au déclenchement de ces opérations ? L’organisation de ce moment en deux journées fournit une première indication de réponse. Car la première journée est consacrée à la seule évocation du passé de ce quartier périphérique dans une salle du centre-ville. Tandis que la seconde consiste en une visite des lieux, une promenade dans ceux-ci après que la démolition eut fait son œuvre. Ainsi donne-t-on à entendre le passé de ces lieux à bonne distance de ceux-ci, manière de souligner leur statut muséographique et le rattachement souhaité dorénavant de ces lieux à la ville. Ces lieux, on les donne à voir, le lendemain, sous forme d’une virtualité avancée, comme un futur qui peut s’épanouir une fois rendu l’hommage au passé et apaisée la souffrance de sa perte pour les habitants. Aux habitants escortés par les professionnels de la mémoire échoit la charge d’évoquer le monde qui disparaît ; aux urbanistes celle d’expliquer le nouvel agencement des lieux. On accompagne les gens dans le travail de deuil des lieux où ils ont vécu, de ces lieux séparés de la ville… puis dans la visite du nouveau monde qui leur est offert et qui diffère du précédent par ceci qu’il les rattache à la ville, qu’il élargit celle-ci à ces quartiers jusque-là trop lointains pour pouvoir bénéficier de ses opportunités et trop proches pour ne pas constituer pour elle un danger, la source de nuisances tant dénoncées.  

Le quartier comme village

  La première journée se déroule à la Halle aux toiles, place de la haute vieille Tour, là où se tenaient les marchés depuis le XIIe siècle, un lieu qui incarne donc la quintessence de l’urbain. Ce que ne manque pas de souligner l’animateur en ouvrant la séance : « On est content d’être ici parce que c’est un lieu où il n’y a pas la pression du quartier, pas les immeubles. On est dans un environnement urbain. » Provocation délibérée ou non ? En tout cas, elle va donner à voir le ton des différentes interventions : celle des quelques habitants qui se sont particulièrement engagés dans cette opération, celle des photographes, artistes et écrivains financés par les protagonistes de la rénovation urbaine et les acteurs de la politique de la ville. Ils ne prennent pas la parole dans cet ordre mais les présenter selon celui-ci permettra de mieux faire apparaître les différences de jugement qu’ils portent sur ces quartiers en cours de rénovation et la manière dont ces discours fonctionnent les uns par rapport aux autres, bref de dégager quelque peu la signification pas toujours explicite de ces opérations mémorielles.   Les habitants investis dans ces travaux de mémoire se posent tous en défenseurs de la spécificité de ces quartiers par rapport à la ville. L’un d’eux raconte la vie de l’immeuble où il se trouvait avant que celui-ci ne soit démoli et qu’il ne soit relogé dans un autre de ces quartiers qui composent les Hauts de Rouen, de préférence à une autre offre qui lui était faite, dans la ville. « L’immeuble, c’était le village, la fête. S’il y avait un problème, on était là pour aider. C’était la vraie vie. Ce jour-là [celui de la démolition], ça a été dur parce que chacun est parti de son côté. On ne savait pas où on allait… Je suis resté sur les Hauts de Rouen. Je ne vois pas pourquoi j’irais en centre-ville. Là, justement, vous êtes centré, vous êtes pris dans une activité de consommation. Alors que, chez nous, on est plus dans la détente. Il n’y a pas de stress. » Position suivie par les autres habitants (peu nombreux) présents dans la salle, qui interviennent tous pour évoquer cet esprit village propre à ces quartiers et qu’ils ont tenu à garder en restant dans un quartier semblable… ou qu’ils ont perdu en allant dans un meilleur quartier.   Les « businessmen de la mémoire », comme un habitant désigne les professionnels engagés dans l’opération, s’accordent tous pour commencer avec les habitants sur cette image du quartier village, la nuançant juste ce qu’il faut pour ne pas paraître trop angéliques. « Un quartier, c’est effectivement un village, dit l’un de ces écrivains ayant été chargé de décrire la vie d’un de ces quartiers. C’est tout petit. Tout le monde se connaît. Il y a effectivement des problèmes mais ceux-ci ne sont pas réservés aux quartiers. Les jeunes parlent mal effectivement mais quand ils vont à la maison de retraite, ils sont aussi aimables avec les vieux que les jeunes du centre ville. » Cette qualité villageoise du quartier, les gens de la ville ne s’en rendent pas compte parce que le quartier est fermé sur lui-même, racontent des photographes qui ont formé une association (appelée IDO, image des Hauts de Rouen, bien sûr) pour fournir de ces quartiers et des gens qui y habitent une autre image que les clichés habituels sur les cités. Ils racontent justement le long travail qu’il leur a fallu pour obtenir la possibilité de photographier les gens, comment ils ont appris à se montrer disponibles, à faire de l’accompagnement. Mais ils disent surtout combien cet effort a été récompensé par la possibilité de montrer la richesse de la composition de cette population, la variété de sa provenance, les mouvements qui l’affectent. Cette attention leur permet de montrer ce qu’il y a dans ces quartiers quand on en franchit les barrières qui leur confèrent un air de ghetto : une richesse présente à la périphérie de la ville, une source de renouvellement pour celle-ci. « Sans angélisme aucun, disent-ils dans la présentation de l’ouvrage où ils présentent leurs photos (Du côté de chez nous. Les Hauts de Rouen et Grammont de 2002 à 2011), nous avons ressenti au fur et à mesure de notre implication une complicité forte et parfois même une attente auprès de ceux qui faisaient la vie de ces lieux, nous livrant ainsi toute la richesse d’un monde n’ayant aucune raison d’être à part. Ceci aura été le fil rouge de notre voyage : la périphérie d’une ville est plus riche, plus diversifiée, plus mélangée, souvent plus enthousiaste et toujours moins frileuse. »   Du quartier village, on passe à l’idée d’une richesse enfermée derrière les murs des quartiers et que seul l’œil du photographe sait donner à voir. Mais alors, s’il y a une telle richesse, pourquoi la laisser enclose, pourquoi laisser le quartier se replier sur lui-même ? C’est bien de cette fermeture qu’il faut faire litière et pour cela en finir avec les séparations matérielles entre la ville et le quartier comme avec cette tentation du village. C’est là qu’interviennent les professionnels de la politique de la ville. Ils ont voulu honorer la mémoire villageoise de ces quartiers, mais aussi souligner leur richesse sociale tenue à distance de la ville par la conformation des lieux, pour justifier la modification de ceux-ci. Ils ne peuvent pas formuler explicitement cette nécessité dans un moment consacré à la liturgie d’un passé dont ils n’ont pas tant voulu faire table rase que le mettre dans une case pour que les habitants ne se sentent pas trop lésés par cette opération de rénovation des lieux. Alors, c’est un collègue à eux qui se trouve en charge du « parler vrai ». Il est venu d’une autre ville, Lyon, où il a œuvré à cette même rénovation, celle du quartier de la Duchère. Et cette distance physique comme le travail accompli lui procure la latitude pour réagir crûment aux nostalgies villageoises des habitants du quartier. « Avant, c’était bien, dites-vous… Mais vous êtes dans l’angélisme. Il ne faut pas oublier les émeutes. Celles des Minguettes et toutes celles qui ont suivi. Je vais prendre le contre-pied de votre discours. La notion de village me fait peur. Elle enferme. Alors que la ville, elle, est le lieu de l’échange, de la citoyenneté. Les quartiers sont en grande difficulté. Ce sont des lieux où personne ne veut aller. »  

Ouvrir le quartier sur la ville

  Comment faire – justement – de ces quartiers « des lieux où l’on ait envie d’aller » ? C’est l’objet de la seconde journée consacrée à la visite des quartiers en cours de rénovation. Les animateurs nous conduisent d’abord dans un petit quartier, celui de Grammont, situé sur la rive gauche de la Seine, puis sur les Hauts de Rouen, en haut d’une colline de la rive droite où l’on trouve une mosaïque de quartiers qui se disposent, suivant leur date de construction, selon un axe allant de l’ouest à l’est puis au sud. À l’ouest, Les sapins : un ensemble de type cité-jardin, avec des pavillons fabriqués durant les années 1920, à l’époque où Henri Sellier assura la promotion du genre, et destinés à accueillir les familles nombreuses et pauvres trop difficiles à loger dans le centre, jouxté par des immeubles sociaux vétustes construits dans les années 1950. Plus à l’est, et occupant la partie la plus haute de la colline, le quartier du Châtelet et celui de Lombardie : deux ensembles, construits dans les années 1960, très homogènes, marqués par le gigantisme des constructions et aussi fermés sur eux-mêmes que peuvent l’être des grands ensembles. Plus au sud, séparé des deux précédents par une grande plaine, le quartier de la Grand Mare : le plus récent, composé de pavillons et d’immeubles dont ceux, « verre et acier », construits par Marcel Lods. L’ensemble de ces quartiers représente environ 20 000 habitants, soit 20 % de la ville, qui s’en trouve séparée, mise, de fait, à distance.   Comment venir à bout de cette séparation et donner envie aux Rouennais d’y aller au lieu de l’ignorance et du rejet qui prévaut encore ? À cette question, les réponses paraissent simples… mais les réalisations beaucoup plus compliquées car si les habitants du quartier font de la résistance au nom de l’esprit de village dont ils se réclament, il semble bien que ceux de la ville ne font pas moins d’obstruction à tout transfert des prérogatives du centre, à toute menace sur sa tranquillité.   La première réponse apportée par le Grand projet de ville concerne les transports. Le désenclavement des Hauts de Rouen ne s’effectue pas, comme dans la plupart des grandes villes, par la magie urbanistique du tram mais par une formule hybride appelée le TEOR (transport est/ouest de Rouen) qui consiste en un bus à haut niveau de service car disposant d’une voie réservée pour les trois quarts de son parcours. Trois lignes de bus de ce type desservent l’agglomération dont la dernière en date, inaugurée en 2007, met les Hauts de Rouen à une dizaine de minutes du centre de la ville. Elle est, de beaucoup, la plus fréquentée. Mais cela n’a pas suffi pour que la municipalité accepte de satisfaire à la demande d’un bus de minuit, par crainte déclarée des casseurs, mais au détriment de la fréquentation des activités culturelles du centre-ville par les habitants des Hauts.   Si les jeunes de ces quartiers ne peuvent pas facilement accéder aux activités culturelles du centre-ville, pourquoi ne ferait-on pas en sorte que ce soit la culture qui aille à eux ? Tel fut bien, en tout cas, l’intention qui présida à l’initiative la plus audacieuse des promoteurs de ce grand projet Ville de Rouen lorsqu’ils décidèrent la construction d’une grande médiathèque donnant sur un superbe parc dans le quartier de Grammont qui n’avait guère, jusqu’alors, connu d’autre activité que celle des abattoirs, à présent démolis. Ce fut, du moins, le projet de la précédente équipe municipale, de droite, qui décida de transférer dans ce quartier une partie des ressources culturelles de la ville afin de les disposer dans un local attractif par son espace, le parc environnant, et, de surcroît, le nom donné à cet édifice, celui de Simone de Beauvoir, cette résidente illustre de la ville où elle enseigna un temps. Ce choix fut toutefois remis en question par la nouvelle et actuelle équipe municipale, socialiste, qui estima qu’une pareille délocalisation des richesses livresques de la ville ne pourrait que déplaire à ses électeurs. Elle envisagea même un moment de détruire ladite médiathèque puis trouva un compromis grâce à la proposition du conseil général d’y loger ses archives pour garnir une partie du local et maintenir ainsi l’établissement. De sorte que ce somptueux édifice servira surtout aux gamins du coin pour s’approvisionner en bandes dessinées mais ne disposera guère de quoi attirer les élites du centre-ville dans ce quartier.   Si l’on veut réduire la crainte qu’inspirent ces quartiers et qui rend difficile d’y loger des équipements d’importance, ne faut-il donc pas commencer par en changer l’apparence, en diversifier l’habitat et ainsi la composition sociale suivant la doxade la rénovation urbaine ? C’est bien l’enjeu de l’opération de rénovation qui se concentre principalement sur deux de ces quartiers.   Le Châtelet, d’abord, où d’importantes démolitions ont permis de briser l’effet ghetto tenant au gigantisme des barres et des tours, de faire place ainsi à un parc urbain, à un centre commercial éclairé la nuit. Les reconstructions programmées sont sensiblement moins nombreuses. Parmi celles-ci, le groupe Nexity s’est engagé à édifier trois immeubles destinés à l’accession à la propriété et susceptibles de séduire des classes moyennes par leur « tendance loft». Les appartements du premier d’entre eux se trouvent déjà en vente. Mais il est difficile de savoir si les ventes s’effectuent et qui achète. Le préposé à la vente se montre peu bavard. On apprend qu’il est le troisième à occuper le poste. Les deux premiers se sont retirés, agressés par les jeunes du quartier. Ce que ne risque pas trop le troisième, puisqu’il en est issu.   Au quartier de la Grand Mare, on trouve aussi une nouvelle offre immobilière : l’opération Villaverde, dont se charge Bouygues. Elle paraît plus assurée de ses résultats comme le montre l’argumentaire de vente figurant sur le dépliant : « Achetez en toute sérénité », est-il écrit en haut d’une photo montrant les habitants d’un de ces logements, installés sur leur terrasse d’où ils voient, d’un côté, la forêt et, de l’autre, au loin, la cathédrale de la ville. Une carte situe le quartier rebaptisé « le Rouen d’en haut ». Histoire d’en finir avec les Hauts de Rouen et l’image négative associée à cette expression. Comme quoi il ne suffit pas d’un – bon – architecte pour « élargir la ville ». Il faut aussi l’habileté d’un bon commerçant.   


[1] Maurice Halbwachs, La Mémoire collective, Paris, PUF, 1950, cité par Catherine Foret dans son rapport pour la DIV intitulé Travail de mémoire et requalification urbaine, 2007.  

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