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Lutte contre le réchauffement climatique : peut-on encore sauver le marché du carbone ?

Après un précédent travail sur la précarité énergétique, Terra Nova poursuit son implication sur les thématiques énergétiques. Cette note aborde le cas dysfonctionnel du marché européen du carbone et propose des objectifs et des moyens de lutte contre le réchauffement climatique à long terme. Des travaux suivront prochainement sur la politique gazière européenne ou encore la transition énergétique en Allemagne.

Synthèse

Le marché européen du carbone  mis en place en 2005 est en panne. Conçu comme l’outil phare de la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie européenne, il ne joue plus aujourd’hui un rôle incitatif fort en raison d’un prix du quota au plus bas. Ce mécanisme a certes connu les difficultés initiales d’un marché naissant (volatilité, effet d’aubaine, fraude) mais celles-ci sont à présent surmontées.

Si le marché du carbone ne joue plus son rôle, c’est d’abord parce que la politique de lutte contre le changement climatique est remise en cause. Différents facteurs de nature économique et géopolitique ont conduit de nombreux acteurs, pays et industriels à plaider pour le report des réformes nécessaires. C’est le cas de la Pologne, pour laquelle le charbon est un atout économique majeur et un gage d’indépendance énergétique par rapport à la Russie et à son gaz, mais également des industriels français et allemands de la métallurgie ou de la chimie, qui craignent pour leur compétitivité face à leurs concurrents, américains notamment.

Alors que la France s’apprête à accueillir en 2015  la 21ème conférence sur le Climat, il serait désastreux que les différents pays européens arrivent désunis. Il est indispensable d’arriver à un accord pour un objectif de 40% de réduction d’émission d’ici 2030 et d’adapter le marché du carbone en conséquence. Des propositions sont sur la table pour relancer le marché du carbone et restaurer un prix du quota suffisamment élevé pour stimuler les investissements de réduction des émissions. Les industriels ont demandé à les repousser au-delà de 2021. Il faudrait pourtant accélérer leur mise en œuvre. Sans attendre il est possible pour la France et l’Allemagne de mettre en place des mesures correctives en instaurant un prix plancher, comme l’ont déjà fait les Britanniques. Une telle mesure marquerait véritablement la coopération franco-allemande dans la perspective d’une politique énergétique ambitieuse en faveur de la lutte contre le changement climatique.

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