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Pour un tourisme à impact positif

Paris doit envisager l’avenir du tourisme suivant quatre grands axes : maintenir une forte harmonie entre visiteurs et habitants, œuvrer en faveur d’un tourisme écologique et compatible avec la lutte contre le réchauffement climatique, englober le Grand Paris dans sa stratégie touristique pour éviter les effets négatifs du surtourisme et, enfin, lutter contre la multiplication des grandes enseignes et boutiques de souvenirs, destinées uniquement aux touristes, implantées dans des quartiers emblématiques de la ville. Il faut aussi alléger la pression immobilière générée par les plateformes d’hébergement sur le logement des Parisiens, réguler la circulation des autocars de tourisme – totalement inadaptés au centre de la capitale – et, enfin, éviter le développement d’un tourisme de masse, sans intérêt ni pour les visiteurs, ni pour les Parisiens, ni pour Paris, qui y perd son identité et celle de ses quartiers. Ces réflexions sont essentielles afin d’éviter de subir les conséquences négatives du surtourisme Ville de l’Accord sur le climat et ville la plus visitée au monde, Paris a la responsabilité d’inventer ce tourisme à impact positif. C’est le sens des propositions de cette note soumises au débat public parisien de Jean-François Rial, PDG de "Voyageurs du Monde", et Jean-François Martins, adjoint au tourisme et aux Jeux Olympiques et Paralympiques de la Maire de Paris et porte-parole du mouvement "Paris en Commun".

Synthèse

Terra Nova publie aujourd'hui la note « Pour un tourisme à impact positif » de Jean-François Martins, actuel adjoint au tourisme et aux Jeux Olympiques et Paralympiques de la Maire de Paris et porte-parole du mouvement "Paris en Commun", et Jean-François Rial, PDG de « Voyageurs du Monde ». Cette parution s’inscrit dans le cadre de l’appel à contributions que nous avons lancé à toutes les équipes de campagne pour les municipales parisiennes de 2020, pour lancer le débat autour des grands enjeux qui structureront ce scrutin.

Les destinations touristiques de pleine nature ont entrepris, depuis le début des années 2000, de transformer leurs pratiques, et celles des touristes, pour protéger leur patrimoine naturel et, in fine, le tourisme à long terme. Aujourd’hui, dans le même esprit, c’est aux villes de protéger leur patrimoine urbain, bâti et immatériel, et de penser les nouvelles manières de les faire visiter, plus respectueuses des écosystèmes et des habitants. Paris, avec 38 millions de visiteurs annuels dans le Grand Paris, s’inscrit bien évidemment dans cette réflexion d’un nouveau développement touristique.  La question écologique et le respect des habitants ne sont pas une menace pour le tourisme, ce que plaident les auteurs de cette note. Ce sont des opportunités pour les destinations de se réinventer, de proposer un tourisme de valeur et de multiplier les expériences d’échange entre touristes et locaux. Elles permettent de promouvoir d’autres lieux, d’autres quartiers, tant pour lutter contre la saturation des espaces les plus fréquentés que pour étendre les bénéfices de l’économie touristique à tous les quartiers.  

Paris doit envisager l’avenir du tourisme suivant quatre grands axes : maintenir une forte harmonie entre visiteurs et habitants, œuvrer en faveur d’un tourisme écologique et compatible avec la lutte contre le réchauffement climatique, englober le Grand Paris dans sa stratégie touristique pour éviter les effets négatifs du surtourisme et, enfin, lutter contre la multiplication des grandes enseignes et boutiques de souvenirs, destinées uniquement aux touristes, implantées dans des quartiers emblématiques de la ville. Il faut aussi alléger la pression immobilière générée par les plateformes d’hébergement sur le logement des Parisiens, à réguler la circulation des autocars de tourisme – totalement inadaptés au centre de la capitale – et, enfin, à éviter le développement d’un tourisme de masse, sans intérêt ni pour les visiteurs, ni pour les Parisiens, ni pour Paris, qui y perd son identité et celle de ses quartiers. Ces réflexions sont essentielles afin d’éviter de subir les conséquences négatives du surtourisme  

Ville de l’Accord sur le climat et ville la plus visitée au monde, Paris a la responsabilité d’inventer ce tourisme à impact positif. C’est le sens des propositions de cette note soumises au débat public parisien, au moment même où se tient la COP25 à Madrid.

L'entretien en podcast de Jean-François Martins pour Paris en Commun sur les propositions de cette note est à retrouver ici 

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