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Réinventer la mobilité dans le périurbain : pour une proximité soutenable

Le coût de la mobilité est particulièrement élevé pour les ménages habitant les zones périurbaines. Pour alléger leurs dépenses, il faudrait qu’ils puissent réduire leur usage de la voiture. Cela serait en outre bénéfique pour l’environnement et la lutte contre le réchauffement. Mais, en pratique, cela se révèle pratiquement impossible car les espaces périurbains sont organisés de telle sorte que le recours à la voiture y est indispensable. Les ménages n’ont donc pas véritablement le choix d’un autre mode de transport. Pour un Français sur cinq, la voiture n’est pas seulement un moyen de transport, c’est l’outil qui offre la flexibilité nécessaire au mode de vie périurbain. Pour répondre aux besoins sociaux (réduire les dépenses consacrées à la voiture) et aux besoins environnementaux (réduire les émissions de gaz liés à la mobilité), il faut donc imaginer une autre manière de vivre l’espace périurbain : imaginer un périurbain de proximité. Mais comment changer un espace qui a été aménagé à partir des possibilités offertes par l’usage de la voiture ? La présente note propose d’explorer les possibilités de réduire la demande de mobilité.

Synthèse

Le coût de la mobilité est particulièrement élevé pour les ménages habitant les zones périurbaines. Pour alléger leurs dépenses, il faudrait qu’ils puissent réduire leur usage de la voiture. Cela serait en outre bénéfique pour l’environnement et la lutte contre le réchauffement. Mais, en pratique, cela se révèle pratiquement impossible car les espaces périurbains sont organisés de telle sorte que le recours à la voiture y est indispensable. Les ménages n’ont donc pas véritablement le choix d’un autre mode de transport. Pour un Français sur cinq, la voiture n’est pas seulement un moyen de transport, c’est l’outil qui offre la flexibilité nécessaire au mode de vie périurbain. 

Pour répondre aux besoins sociaux (réduire les dépenses consacrées à la voiture) et aux besoins environnementaux (réduire les émissions de gaz liés à la mobilité), il faut donc imaginer une autre manière de vivre l’espace périurbain : imaginer un périurbain de proximité. Mais comment changer un espace qui a été aménagé à partir des possibilités offertes par l’usage de la voiture ? La présente note propose d’explorer les possibilités de réduire la demande de mobilité. 

Des alternatives à la voiture grâce au co-voiturage ou au vélo se développent déjà. Mais elles sont confrontées aux limites que seule la voiture pouvait dépasser en répondant aux contraintes de distance et de flexibilité créées par la dispersion géographique des activités de l’aménagement périurbain. C’est donc bien l’urbanisme qui doit être transformé et apprendre à considérer la mobilité comme une bien rare, qui ne peut plus servir de variable d’ajustement. 

Les exigences de l’aménagement ont précisément été renforcées dans le plan biodiversité 2019 en affirmant un objectif de limitation de l’artificialisation des terres. Dans la même logique, les collectivités locales doivent pouvoir mieux planifier leurs projets d’aménagement, en renforçant en particulier leur contrôle sur les nouvelles surfaces commerciales et en intégrant systématiquement les plans de mobilité à tous les plans d’équipement. Mais il faut aussi traiter le tissu périurbain déjà existant en réduisant les distances nécessaires à toutes les activités de la vie quotidienne. Cette évolution sera d’autant plus nécessaire que la population qui a élu domicile dans le périurbain vieillit progressivement et connaît de nouveaux besoins de proximité. 

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