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Répondre au défi, relancer nos économies et réinventer nos organisations : les infrastructures et les services essentiels face au défi du coronavirus

La pandémie qui frappe la France nous démontre que la solidité et la résilience de la nation repose aussi sur ses infrastructures. Les infrastructures de santé bien sûr. Mais aussi les infrastructures dédiées à la fourniture d’énergie, à la collecte et au traitement des déchets, à l’’adduction et au traitement des eaux qui assurent la continuité de services essentiels pour tous. Les infrastructures numériques également qui ont permis à beaucoup de Français de télétravailler et à des centaines de milliers d’élèves de continuer à apprendre. Enfin, les infrastructures de transport et de distribution qui ont permis d’éviter des pénuries graves et durables. Ce tissu d’infrastructures représente le niveau de préparation de la nation et va de pair avec l’acceptation d’un coût de type assurantiel. Tout le monde accepte facilement l’idée que les infrastructures des secteurs de l’énergie et des télécoms soient dimensionnées pour faire face aux pointes de consommation, ainsi que le surcoût qui en résulte. La question du dimensionnement des infrastructures de santé va se poser dans des termes voisins : ce n’est pas seulement une question d’efficacité économique, c’est d’abord un choix de la nation face à un monde devenu complexe, incertain et donc extrêmement vulnérable. L'analyse de Vincent Levita, fondateur et président d'Infravia Capital Partners pour Terra Nova est à retrouver ci-dessous.

Synthèse

Les infrastructures seront également au cœur de la relance.Nous disposons d’uneoccasion uniqued’investir dansles infrastructures de demaind’accélérer et de profiter des mutations indispensables en cours. En premier lieu, la transition énergétique. Ainsi, dans l’investissement aéronautique, touristique ou automobile, qui sera nécessaire, fixons-nous pour ligne de conduite d’intégrer la contrainte de décarbonation de nos économies, passons la démultipliée sur les infrastructures nécessaires à l’utilisation massive de véhicules électriques, la rénovation thermique des bâtiments publics et privés, le développement des smart cities, la meilleure utilisation des sols… 

Ensuite, la transition digitaleIl s’agit pour la France et pour l’Europe de se protéger dans la compétition stratégique internationale, de reprendre l’initiative dans l’innovation et la compétitivité en mettant l’accent sur les réseaux de fibre, le cloud, les data centers, l’intelligence artificielle ou l’IOT. L’impact sera démultiplié, y compris dans des secteurs aussi essentiels que la santé, l’énergie ou les télécoms mais aussi dans le développement des smart cities, dans l’accès à l’éducation, dans la gestion des territoires et dans l’inclusion sociale sous toutes ses formes. Nous avons du retard à rattraper face aux géants américains ou chinois, mais nous avons les ingénieurs, les start-ups, les grandes entreprises, le capital pour mettre sur pied une souveraineté digitale européenne. 

Enfin la question du financement. Le secteur des infrastructures fonctionne depuis longtemps sur des schémas de coopération publique/privé. Ces schémas ont fait leur preuve dans le transport, l’énergie et les télécoms. Ils doivent être adaptés aux autres secteurs essentiels, pour organiser un système de santé efficace et résilient, une transition énergétique soutenable et le développement d’un écosystème digital souverain. L’Etat ne peut pas tout faire. Mais son rôle de stratège et de régulateur doit lui permettre de protéger ces écosystèmes, de les aider à conjuguer les atouts de la nation, pour faire en donnant du sens, pour retrouver la confiance dans notre capacité collective, pour être plus forts et plus solides face aux chocs de demain. 

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