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Réussir la reprise dès le troisième trimestre

Faillites, pertes d’emplois, difficultés à reprendre les processus de fabrication, allongement des délais de paiement et épargne de précaution sont autant d’écueils à surmonter dans les semaines qui viennent. La dimension psychologique jouera un rôle majeur, tant pour inciter à la reprise du travail que pour encourager l’investissement et la consommation, à un moment où le premier réflexe serait plutôt celui de l’attentisme. La question stratégique qui se pose alors pour les décideurs publics est celle de la gestion du temps : en raison de toutes les contraintes et des incertitudes pesant sur le déconfinement, doit-on attendre la rentrée de septembre pour stimuler l’économie ? Ou bien faut-il pousser dès le 11 mai les feux de mesures favorables à la croissance ? Pour les Gracques, le choix d’une stimulation rapide s’impose, avec l’objectif clé de prolonger la dynamique initiale de sortie de confinement. Car le troisième trimestre sera décisif et sa préparation doit mobiliser toutes les énergies.

Synthèse

Au moment où se profile la fin du confinement, la question clé est d’en réussir la sortie et de la réussir aussi vite que possible : d’abord sanitairement bien sûr, faute de quoi les sacrifices consentis auraient été inutiles et la protection de nos concitoyens resterait non assurée ; budgétairement ensuite, pour limiter le creusement des déficits, insupportable dans la durée, et retrouver la croissance indispensable à la production, l’investissement et l’emploi de la septième puissance mondiale ; économiquement enfin : faute d’un redémarrage rapide de la demande, de nombreuses entreprises risquent de ne pas passer l’été malgré les aides à la trésorerie et n’auront donc pas le temps de mettre en place les financements durables, en fonds propres.  Transférer durablement à l’État le financement d’une économie à l’arrêt n’est ni souhaitable, ni possible. Chaque jour de confinement coûte environ 2 milliards d’euros à l’économie française. Deux mois de confinement représentent déjà une perte de 6 points de PIB annuel, dont environ deux tiers à la charge des administrations publiques, du fait des « stabilisateurs automatiques » et des mesures de soutien mises en œuvre. Notre analyse est qu’en dépit de toutes les incertitudes actuelles, plus tôt seront prises les mesures de soutien, plus tôt l’activité productive viendra supplanter l’indemnisation du chômage partiel, meilleures seront les anticipations des ménages comme celles des entreprises et mieux nous réussirons la reprise sur l’ensemble des territoires.

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