Inscrivez vous à la newsletter du Terra Nova. Si vous souhaitez vous pouvez visualiser un exemple

Conformément à la loi 'informatique et libertés' du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant...

Logo

Sortir de l’OTAN : l’inconséquence diplomatique de Jean-Luc Mélenchon

Quelles seraient les conséquences de la sortie de l'OTAN que propose Jean-Luc Mélenchon ? Cette note fournit quelques éléments de réponse.

Synthèse

Le programme de la France insoumise et de son leader, Jean-Luc Mélenchon, propose de faire sortir la France de l’OTAN, une disposition rédigée plus précisément en ces termes : « Sortir de l'Otan et refuser la participation de la France à toute alliance militaire permanente à l'exception des opérations de maintien de la paix sous égide de l'ONU ». En décembre 2015, Jean Luc Mélenchon proposait que la France conclue une « alliance militaire altermondialiste » avec les BRCIS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud). Dans son programme, une telle alliance est maintenue, mais n’est plus explicitement qualifiée de « militaire ».

La rupture proposée par le candidat de la France insoumise concernant l’OTAN va au-delà de la décision du général de Gaulle en 1966. Le président de la République avait alors décidé le retrait du commandement militaire intégré, la France demeurant un membre de plein droit de l’Alliance et participant à ce titre à son organisation. Le « retour » opéré en 2009 par Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs été que partiel : il a exclu de participer à la planification nucléaire et ne s’est pas traduit par la mise à disposition permanente de forces, ni par une remise en cause de l’autonomie d’appréciation et de décision de la France.

La sortie radicale préconisée par Jean Luc Mélenchon présente l’apparence d’une forte déclaration d’indépendance. Mais elle aurait en réalité des conséquences largement contraires à nos intérêts nationaux et européens. A commencer par une perte d’influence totale sur les décisions prises par l’Alliance Atlantique (déploiements, engagements, conduites des opérations, programmes technologiques,…) et susceptibles d’affecter la stabilité régionale et internationale. Diplomatiquement, cela réduirait la capacité manœuvrière de la France en Europe et sur la scène internationale, y compris aux Nations Unies, car il lui serait encore plus difficile qu’aujourd’hui de mobiliser des partenaires européens pour des opérations extérieures (du type de celles du Mali ou de République Centrafricaine). Cela réduirait également sa capacité d’influence sur les Etats-Unis et leurs relais traditionnels en Europe, au Proche-Orient et en Asie - Pacifique.

Pour lire la suite de la note, merci de la télécharger.

Télécharger la note (PDF, 160 ko)
Ajouter un commentaire