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Qui sommes nous

Notre ambition

Terra Nova est un think tank progressiste indépendant. Son but est de produire et de diffuser des idées et des solutions politiques innovantes, en France et en Europe. Pour cela, nous voulons :

Favoriser la rénovation intellectuelle de la social-démocratie

Nous voulons contribuer à la rénovation intellectuelle de la gauche progressiste et à la promotion de ses idéaux dans la vie publique.

Produire de l’expertise et des solutions politiques opérationnelles

Nous voulons formuler des propositions concrètes au profit des responsables politiques nationaux et locaux, des partenaires sociaux, des organisations de la société civile, mais aussi de tous ceux qui mettent en œuvre des politiques publiques et de ceux qui en décident en dernier ressort : les citoyens.

Inscrire notre action dans un réseau européen et international de think tanks progressistes

Nous voulons nous inspirer des réussites et des bonnes pratiques de nos partenaires européens, participer à l’influence intellectuelle de la France en Europe et contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne.

Plus généralement, Terra Nova contribue à l’animation du débat démocratique, à la vie des idées, à la recherche et à l’amélioration des politiques publiques.

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Nos valeurs

Depuis sa fondation, Terra Nova s’est distingué par quatre ancrages forts :

L'engagement social-démocrate

En décalage avec l'étatisme de la culture politique française et avec l’ultra-libéralisme d’une partie des élites économiques, Terra Nova revendique les valeurs de la social-démocratie. Nous défendons ainsi le dialogue social, le contrat et la concertation. Nous nous engageons en faveur de politiques de compétitivité propres à garantir à long terme un modèle social ambitieux. Nous plaidons pour des politiques d’investissement social à grande échelle, que ce soit dans la petite enfance, l’école ou la formation continue. Plus généralement, nous pensons que les intérêts de la société dans son ensemble sont indissociables de ceux des entreprises, de l’innovation et de la production de richesses.

L'innovation démocratique

Conscient de l'usure de nos procédures démocratiques et de la « fatigue » du citoyen, lisible notamment à la montée de l'abstention et des populismes, Terra Nova veut contribuer à revitaliser la démocratie française et à démocratiser l’Europe. Pour cela, nous nous concevons comme des acteurs à part entière de l'innovation démocratique. C'est ainsi que nous avons élaboré et porté l’idée de primaires citoyennes et ouvertes dès 2008. De même, nous privilégions toutes les idées susceptibles d’améliorer la représentation de la société, d’augmenter l’implication des citoyens dans la délibération et l’action publiques, et d’accroître la légitimité des décisions prises en leur nom, que ce soit au niveau national ou dans les territoires.

Le projet européen

Terra Nova est convaincu que l’Union européenne est l’avenir des populations qui la composent. Nous pensons que les Européens doivent s’unir davantage s’ils veulent continuer à peser dans un monde à la fois globalisé et instable. Nous croyons pour cette raison qu’il faut favoriser de nouveaux efforts d’intégration à l’échelle de l’Union européenne, que ce soit en matière économique, sociale ou environnementale. Loin d’être naïvement idéaliste, cette aspiration fédéraliste implique une forte exigence à l’égard des politiques européennes et un regard critique rigoureux sur ce qui est entrepris au nom de l’Europe.

La promotion de l'autonomie

Terra Nova veut faire entendre la voix de celles et ceux qui aspirent à une plus grande liberté individuelle et collective. Nous épousons ainsi la cause d’un meilleur accès à l’autonomie pour les jeunes et celle d’une plus grande égalité entre les hommes et les femmes. Nous avons également souvent fait nôtres les valeurs du libéralisme moral dans de nombreux débats de société, au risque de prendre des positions parfois audacieuses ou minoritaires sur les discriminations, l’immigration ou la famille. Plus largement, nous refusons d’opposer la liberté et l’égalité. Nous pensons au contraire que les libertés - de penser, d’agir, d’entreprendre… - sont d’autant mieux distribuées dans la société que les inégalités sont contenues et les injustices vigoureusement combattues.

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Nos défis

Terra Nova veut contribuer à redéfinir les voies du progrès dans un monde bouleversé par de profondes transformations. Les progressistes vont en effet devoir relever de nombreux défis dans les années et les décennies qui viennent :

Le défi écologique

Les dérèglements du climat, la compétition pour l’accès à des ressources naturelles plus rares, le développement des enjeux sanitaires environnementaux et bien d’autres phénomènes de grande échelle vont redessiner et redessinent déjà l’ordre des urgences et les frontières entre gagnants et perdants. A la fois intellectuellement et politiquement, les sociaux-démocrates doivent s’approprier les interrogations de l’écologie politique s’ils veulent continuer à défendre efficacement leurs valeurs dans le siècle qui s’ouvre. D'autant que ces interrogations ne portent pas seulement sur l'écologie : elles renouvellent la plupart des autres grands défis socio-économiques.

Le défi de la croissance

Pour les progressistes, la croissance rapide des décennies d’après-guerre a souvent été l’autre nom du progrès, ou tout au moins la condition de sa réalisation. Or, des difficultés conjoncturelles s'ajoutent à des modifications structurelles de notre environnement économique pour compromettre les conditions du progrès collectif : non seulement l'Europe et la France souffrent aujourd'hui d'un trop faible niveau d'activité, mais tout porte à croire qu'elles ne connaîtront plus avant longtemps les rythmes de croissance des Trente glorieuses. Sauf à faire le deuil du progrès lui-même, nous allons donc devoir à la fois créer les conditions d'une activité plus soutenue pour sortir du marasme économique et du chômage de masse, et imaginer des politiques justes pour des temps de croissance plus modeste. Comment assurer la pérennité de notre modèle social dans ces conditions ? Faut-il renoncer à certaines politiques pour investir dans d’autres ? Comment faire baisser les dépenses contraintes des ménages quand on ne peut pas augmenter leurs revenus ?

Le défi de l’ordre et de l’autonomie

Pour les progressistes, le mouvement général de la société et de l’histoire est guidé par l’affirmation toujours plus forte d’une demande d’autonomie individuelle. Ils sont souvent moins sensibles à une autre demande qui monte à nouveau fortement dans le corps social : une demande d’ordre. Or, l’articulation des deux doit être pensée et traduite dans des politiques publiques cohérentes. Les nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité civile des citoyens impliquent en particulier la redéfinition permanente de l’équilibre entre liberté et sécurité. Ainsi les progrès techniques liés à la révolution numérique sont à la fois un formidable vecteur de liberté d’expression et d’autonomisation des personnes, et l'un des principaux instruments des nouvelles insécurités liées aux usages qui peuvent être fait de l’information (par des groupes terroristes, des Etats voyous, des délinquants du net, des entreprises peu responsables…).

Le défi démocratique

Les Etats demeurent le siège de la légitimité démocratique, mais dans un contexte à la fois européen et mondialisé, leur capacité d’agir est de plus en plus contestée et limitée. Pourtant, le déclin relatif de cette capacité n’est pas seulement le fait de forces extérieures. Il est aussi le fait de faiblesses internes auxquelles il faut remédier. Qu’il s’agisse de la trop lente progression de la démocratie sociale dans notre culture politique ou d’un maillage territorial qui, à force de multiplier les couches de responsabilité, dissout le pouvoir local au lieu de le renforcer. Enfin, les transformations de la ville appellent à repenser la gouvernance des métropoles et à innover dans les formes de participation civique.

Le défi géopolitique

La fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’URSS n’ont pas permis de jeter les bases d’un nouvel équilibre mondial. L’Europe en particulier voit les désordres se multiplier au sud et à l’est, alors même qu’elle peine à réaliser son unité. Les conditions d’une paix durable à la fois sur le continent et dans les régions voisines appellent une réflexion à nouveaux frais, où le nécessaire réalisme ne doit pas faire oublier les idées, les valeurs et les principes que nous voulons défendre. C'est au contraire en nous organisant de manière à ce que la lutte contre ces nouvelles menaces nous permette de mettre en avant ce qui est commun aux démocraties européennes que nous aurons progressé sur le chemin de l'unité.