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"Viser plus haut" : de nouvelles ambitions pour démocratiser l'enseignement supérieur

La massification de l’enseignement supérieur dans les soixante dernières années s’est accompagnée, bien sûr, d’une démocratisation, mais celle-ci reste inaboutie et, dans une certaine mesure, illusoire car l’enseignement supérieur est de plus en plus stratifié. Dans les institutions les plus prestigieuses, les enfants des classes supérieures dominent, alors que ce sont les enfants d’origine socialement défavorisée qui peuplent les filières courtes. Si cette situation est observable dans la plupart des autres systèmes d’enseignement, elle est particulièrement marquée dans notre pays, où elle entraîne des conséquences particulièrement graves dans la mesure où le diplôme acquis en formation initiale possède chez nous une valeur symbolique plus pesante que dans beaucoup d’autres pays et détermine plus fortement qu’ailleurs les trajectoires professionnelles. Quand on évoque la nécessité de réduire les inégalités sociales dans l’enseignement supérieur, on s’entend souvent dire qu’il est déjà trop tard car les inégalités sont déjà trop fortes au lycée. Mais, dans les lycées, c’est la situation à la fin du collège qui est incriminée. Le collège s’exonère lui même de ses résultats par la non-maîtrise des apprentissages de base à l’école primaire, laquelle à son tour se retourne vers l’école maternelle. Et, à l’école maternelle, il ne reste plus que les inégalités familiales à blâmer… Si cette cascade de mises en cause reflète une part de vérité, elle encourage une résignation inacceptable. Nous pensons au contraire qu’il faut mettre en place des politiques volontaristes pour compenser, autant que possible, ces inégalités, qui sont tout sauf naturelles. L'analyse de ces enjeux par notre pôle Enseignement et Recherche.

Synthèse

La massification de l’enseignement supérieur dans les soixante dernières années s’est accompagnée, bien sûr, d’une démocratisation, mais celle-ci reste inaboutie et, dans une certaine mesure, illusoire car l’enseignement supérieur est de plus en plus stratifié. Dans les institutions les plus prestigieuses, les enfants des classes supérieures dominent, alors que ce sont les enfants d’origine socialement défavorisée qui peuplent les filières courtes. Si cette situation est observable dans la plupart des autres systèmes d’enseignement, elle est particulièrement marquée dans notre pays, où elle entraîne des conséquences particulièrement graves dans la mesure où le diplôme acquis en formation initiale possède chez nous une valeur symbolique plus pesante que dans beaucoup d’autres pays et détermine plus fortement qu’ailleurs les trajectoires professionnelles. Quand on évoque la nécessité de réduire les inégalités sociales dans l’enseignement supérieur, on s’entend souvent dire qu’il est déjà trop tard car les inégalités sont déjà trop fortes au lycée. Mais, dans les lycées, c’est la situation à la fin du collège qui est incriminée. Le collège s’exonère lui même de ses résultats par la non-maîtrise des apprentissages de base à l’école primaire, laquelle à son tour se retourne vers l’école maternelle. Et, à l’école maternelle, il ne reste plus que les inégalités familiales à blâmer… Si cette cascade de mises en cause reflète une part de vérité, elle encourage une résignation inacceptable. Nous pensons au contraire qu’il faut mettre en place des politiques volontaristes pour compenser, autant que possible, ces inégalités, qui sont tout sauf naturelles. L'analyse de ces enjeux par notre pôle Enseignement et Recherche.  

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