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Baisser la consommation en énergie ? Toujours pas au programme politique par Coralie Schaub

Grâce à leurs actions de lobbying, les producteurs d'énergie sont parvenus à torpiller le projet. L'objectif de diminution de 20% a ainsi été supprimé par le Sénat.

La transition énergétique ? C’est, certes, diversifier les sources de production - moins de fossiles et de nucléaire, davantage de renouvelables. Mais c’est d’abord, et surtout, baisser la (sur)consommation. On l’oublie trop souvent : l’un des objectifs-clés du projet de loi sur la transition énergétique, examiné cette semaine en séance publique au Sénat, est la réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050 par rapport à 2012.

Pas du goût des grands producteurs d’énergie, dont l’avis est relayé par les organisations patronales, qui font donc tout pour torpiller le projet. Leur lobbying paie. L’objectif intermédiaire de baisse de 20% d’ici à 2030 a ainsi été supprimé par les sénateurs en commission. «Ce qui remet en cause sans le dire l’objectif à 2050»,estime Terra Nova, dans une note publiée vendredi et consacrée à la défense de cet objectif à 2050, jugé «possible et nécessaire». Le groupe de réflexion proche du PS répond aux affirmations de l’Ifrap, un think tank libéral, selon lesquelles une baisse des consommations d’énergie serait incompatible avec la croissance économique. Au contraire, écrit Terra Nova, «de nombreux travaux démontrent que la baisse des consommations d’énergie à travers l’efficacité énergétique est un moteur pour la compétitivité d’une économie et constituerait un levier majeur pour la relance de l’économie française». Et de souligner : «Réduire les consommations d’énergie est aussi un impératif social. Face à l’augmentation attendue des prix de l’énergie à long terme, diminuer les consommations des ménages les plus modestes est indispensable pour préserver leur pouvoir d’achat et amortir des hausses brutales des prix.»

La bonne nouvelle, argumente Terra Nova, c’est que rendre cela faisable «ne passe pas par une restriction forcée, comme certains veulent le faire croire, mais plutôt par des investissements, des nouvelles organisations et des évolutions de pratiques». Pour le think tank, qui n’oublie pas pour autant le potentiel des bâtiments ou des sites industriels, «c’est avant tout dans les transports que la baisse des consommations pourrait être la plus rapide». Les «nombreux» obstacles ?«Surmontables, à condition que la volonté politique soit affirmée.» Toujours la même histoire…

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