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Les métropoles triomphent, une diagonale toujours plus vide

C’est le scénario le plus vraisemblable si les évolutions actuelles se poursuivent. «Ce n’est pas seulement le cas de Paris et de la région parisienne, mais aussi des métropoles de province, qui absorbent la majorité de l’accroissement démographique», précise le rapport de Terra Nova. Les métropoles comme Bordeaux, Lyon, Rennes ou Nantes continuent de grossir, la demande de logements devient plus importante que l’offre, les prix de l’immobilier grimpent. L’écart se creuse entre les propriétaires, rentiers immobiliers, et les jeunes ménages qui ne peuvent pas suivre.

C’est le scénario le plus vraisemblable si les évolutions actuelles se poursuivent. «Ce n’est pas seulement le cas de Paris et de la région parisienne, mais aussi des métropoles de province, qui absorbent la majorité de l’accroissement démographique», précise le rapport de Terra Nova. Les métropoles comme Bordeaux, Lyon, Rennes ou Nantes continuent de grossir, la demande de logements devient plus importante que l’offre, les prix de l’immobilier grimpent. L’écart se creuse entre les propriétaires, rentiers immobiliers, et les jeunes ménages qui ne peuvent pas suivre.

Conséquence, les nouveaux arrivants s’installent dans les communes de la périphérie immédiate. Tous les bourgs ou les villages qui se situent à moins de trente minutes de la métropole voient leur population augmenter. Cet étalement façon tache d’huile se fait spontanément, hors de toute régulation. C’est le règne du pavillon, pas toujours bien isolé, et de la voiture individuelle. «Le mouvement d’extension mal contrôlé des métropoles appelle des investissements massifs mais l’infrastructure de transports publics reste en deçà des besoins en raison de la difficulté à mobiliser les investissements nécessaires.»En quelques années, l’arrivée de la voiture autonome rend acceptables les trajets plus longs et pousse encore plus loin la construction des pavillons, aggravant le bilan écologique.

De plus, voiture autonome ou pas, au-delà de la sphère d’influence de la métropole, c’est «l’abandon généralisé», par les habitants, les entreprises et les services publics. Ne restent plus dans ces communes que les populations les moins mobiles, autrement dit les plus modestes. La «diagonale du vide», des Ardennes au Cantal, continue… à se vider.

Sibylle Vincendon

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