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Un peu de gauche, un peu de droite, centriste… les cinq familles des adhérents LREM

Une enquête publiée lundi par Terra Nova et menée auprès de près de 9000 adhérents de La République en marche révèle le profil de ses adhérents.

« Auberge espagnole. » L’expression avait fait florès pendant la campagne présidentielle. Qu’en est-il deux ans et demi plus tard ? L’étude publiée lundi par Terra nova et menée auprès de 8 815 adhérents de La République en marche (LREM), le démontre : s’ils sont animés par une même admiration pour leur leader incontesté, Emmanuel Macron, « l’un des principaux ciments » du parti, les Marcheurs sont néanmoins loin d’être fait d’un bloc en termes de sensibilité et de culture politique.

A première vue, ils pourraient paraître tout simplement centristes. Sur une échelle gauche/droite de 0 à 10, il s’auto-positionnent en moyenne à 4,9. Au milieu ! Et moins à droite que leur propre parti, qu’ils placent à 5,7. Détail qui ne manque pas de sel, ils jugent le MoDem plus à gauche que LREM.

Dans le détail, cette homogénéité vole en éclat. L’étude démontre qu’il existe cinq « familles » de marcheurs : les progressistes libéraux (31 %, le cœur du macronisme), les progressistes égalitaires (23 %, issus des rangs de la gauche), les conservateurs libéraux (23 %, plutôt venus du centre droit), les modérés conservateurs (19 %, davantage issus du centrisme) et – ce qui a surpris dans cette famille très proeuropéenne - les eurodubitatifs (4 %, qui expriment craintes ou doutes vis-à-vis de l’Europe).

Conclusion, c’est une « mosaïque », un « caléidoscope », selon les mots de l’un des auteurs, le chercheur au CNRS et au CEVIPOF, Bruno Cautrès, que Macron doit tenir ensemble. Une diversité « quasiment génétique chez LREM », observe le directeur de Terra nova, Thierry Pech, qui relève : « C’est à la fois la force du mouvement, ce qui lui a permis d’agréger et gagner, mais cela peut aussi être un problème et une fragilité dans le futur ».

Bruno Cautrès abonde : « L’un des objectifs de LREM et de Macron, c’est de faire tout leur possible pour que ces camps fassent corps et que les gens ne retournent pas vers leurs familles politiques d’origine ». Un enseignement qui résonne tout particulièrement en cette période de remaniement.

Pauline Théveniaud

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