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"Votre Europe" : les phrases marquantes du débat France Info-Terra Nova du 23 mai 2019 avec les candidats aux élections européennes

Les moments marquants de l'événement exclusif "Votre Europe" organisé par Terra Nova et France Info avec les candidats têtes de liste aux élections européennes le 23 mai 2019 à la Maison de la Radio.

À la veille de la clôture de la campagne, Franceinfo et Terra Nova organisaient, jeudi matin, une matinée autour des 14 principales têtes de liste. Nous vous proposons de retrouver une phrase marquante pour chacune d’entre elle.

Manon Aubry (La France insoumise)

«Notre objectif, c’est de dépasser les trois nuances de droite et d’extrême droite (LaREM, LR et RN) […] Mais la gauche part divisée: nous sommes proches de Ian Brossat (PC) mais nous avons des points de désaccord, par exemple le nucléaire. Le PC est pronucléaire, nous sommes pour sa sortie […] Quant au PS, il n’a plus aucun lien avec le socialisme. Par exemple lorsque François Hollande fait le CICE, c’est sans aucun impact pour l’emploi. Ou lorsqu’il propose la déchéance de nationalité. Nous pensons que le PS n’est pas à même de remplir les exigences du moment.»

Jordan Bardella (Rassemblement national)

«Les Européennes sont la seule élection nationale du quinquennat. Le Rassemblement national est la seule liste capable d’arriver devant celle d’Emmanuel Macron. Si Emmanuel Macron arrive en tête, il va faire un certain nombre de réformes antisociales. Il a beaucoup d’électeurs de la France insoumise qui sont sensibles à cette question et qui pourront utiliser un bulletin RN pour le dire. Notre but c’est d’arriver en tête pour donner un carton rouge à Macron.»

Raphaël Glucksmann (Place Publique/PS/Nouvelle donne)

«Il y a une phrase que l’on devrait inscrire au fronton de l’Élysée. Elle est de Montaigne: “Sur le plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul” . Se prendre pour un dieu romain, ce n’est pas la bonne façon de faire de la politique européenne. Les dirigeants européens sont choqués par cette attitude jupitérienne du président français.»

François Asselineau (UPR)

«On a un véritable programme: porter au Parlement européen la voix de tous les Français qui veulent sortir de l’Union européenne. Tous les programmes qui vous sont présentés ici sont inapplicables. Pologne et Roumanie à elles deux, ont plus de députés que la France et sont donc plus influentes (…) J’ai participé à de nombreux débats, je cherche encore l’argument décisif qui nous permette de rester dans l’UE. Cela se termine toujours par: “Ça ne marche pas, mais il n’y a qu’à faire cela”. Mais imaginez à la Défense, 28 entreprises qui sont dans la même tour, et qui décident de fusionner d’un seul coup! Ça ne marchera jamais.»

Yannick Jadot (EELV)

«Toute avancée dans le domaine écologique, qu’elle soit motivée par l’opportunisme ou le cynisme, moi je la prends. Emmanuel Macron, quand il a Nicolas Hulot au gouvernement, il ne fait rien. Quand il y a une élection, il veut ratisser le vote écologiste. Le seul moyen de faire bouger Emmanuel Macron sur l’écologie, c’est donc en votant Europe Écologie (…) Il faut savoir qui combat les lobbies: on a gagné contre l’huile de palme, malgré madame Loiseau et la France. Il n’y a qu’un seul vote efficace: envoyer des députés européens verts.»

Florian Philippot (Les Patriotes)

«On nous a expliqué que les Britanniques regrettaient leur vote. Nigel Farage, du Brexit Party, est à 38%. Ce n’est pas le foutoir le Brexit, il y a des parlementaires qui débattent, c’est tout. Cela se fera. Quant au foutoir, je ne sais pas si on a des leçons à donner quand on voit ce qui se passe tous les samedis en France depuis des semaines. La seule fois qu’on a demandé à un peuple s’il avait voulu sortir (de l’Union européenne), il a dit oui, les autres fois, on ne demande pas au peuple.»

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

«L’Europe, la France en est copropriétaire. On va virer le syndic, on va se faire respecter. La France ne doit plus accepter la politique imposée par l’Allemagne, par Bruxelles. On n’est pas prisonnier d’une Europe supranationale. Chaque nation retrouver ses budgets, ses frontières. Le syndic de l’immeuble doit maintenant s’occuper des projets communs, comme les projets scientifiques, sur lesquelles nous sommes dépassés par la Chine et les Américains.»

 

Ian Brossat (Parti communiste français)

«Je ne me suis pas battu avec les candidats de la France insoumise: j’ai commencé à tendre la main à Jean-Luc Mélenchon et à Benoit Hamon qui ont préféré faire leurs propres listes. Le Parti communiste a une constante: il s’est toujours opposé aux traités libéraux. Nous avons cette constance. Avec 5%, nous faisons entrer 5 élus au PE, pour une gauche authentique et honnête et 5 en moins pour Macron et Le Pen, c’est un vote rentable.»

Jean-Christophe Lagarde (UDI)

«Il y a une seule façon de défaire l’Europe, comme le propose une foultitude de listes, mais plusieurs manières de la faire. On parle en permanence aux électeurs de Macron et de Le Pen. Mais la semaine prochaine, à Strasbourg, personne ne parlera de Macron ou de Le Pen. Et l’immobilisme de Madame Loiseau est aussi dangereux que Madame Le Pen. Je suis pour trouver de projets positifs, que personne ne refuse (…) Par exemple, aujourd’hui il a trop d’égoïsme national. Aujourd’hui tous ceux qui mettent 100 veulent récupérer 100. Je souhaite que l’on remplace ces contributions nationales par une taxe sur les transactions, sur une taxe carbone, une taxe sur les marchandises qui viennent d’ailleurs, et une dernière sur les touristes qui viennent visiter l’Europe, comme les États-Unis qui ont l’Esta.»

Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière)

«La meilleure chose à faire quand on a la parole, c’est de défendre ses idées. Je ne ferai jamais croire qu’un Smic européen pourrait arriver comme cela d’en haut. Cela viendra des luttes sociales. Dans des élections européennes, c’est aux électeurs d’aller le dire. Madame Loiseau, elle a le pouvoir de mettre en Smic à 1800 euros nets par mois. Elle ne le fait pas. Je milite pour que les travailleurs se réapproprient les milliards qu’ils produisent.»

Benoît Hamon (Génération.s)

«Le Parlement européen a plus de pouvoir que le Parlement français, même que le président de la République. On a voulu réduire le scrutin entre Marine Le Pen et Macron. Tout cela n’a pas été très sérieux. On aurait dû construire, comme je l’ai fait, des listes transnationales. Notre bulletin est le même à Varsovie comme à Madrid (…) La droite identitaire et nationaliste a réalisé un anschluss sur la démocratie chrétienne. Nos imaginaires sont conditionnés par des thèses d’extrême droite. J’estime que la politique de Macron n’est pas l’antidote à cette extrême droite. Oui, la bête s’est réveillée. Mais je préfère ouvrir un débat, ne pas céder aux passions tristes et ouvrir un chemin vers plus d’intégration.»

Nathalie Loiseau (LaREM)

«La manière dont la campagne s’est déroulée n’est pas satisfaisante. On a beaucoup parlé de forme, peu parlé de fond. La montée des extrémismes, de l’intolérance, de l’autoritarisme est une réalité. Soit on met la tête dans le sable, soit on nomme ce danger et on y fait face. Je préférerais être au coude à coude avec d’autres proeuropéens. Malheureusement, nous sommes au coude à coude avec une liste qui veut déconstruire l’union européenne. Ceux qui disent que ce match n’existe pas sont dans des petits calculs politiciens et sont sans doute dans la perspective de la prochaine présidentielle.»

François-Xavier Bellamy (LR)

«L’Europe est nécessaire pour répondre à tous les grands défis de notre avenir. Mais nous croyons que l’Europe qui devrait nous protéger, nous fragilise. Nous devons réorienter cette Europe (…) Par exemple par la politique économique: nous avons un outil exceptionnel qui est le marché commun. C’est malheureusement aujourd’hui plus une cible qu’un outil. Quant à la PAC, elle a été créée pour lutter contre les pénuries alimentaires, nous ne savons plus aujourd’hui quel est son sens, alors qu’elle n’a jamais peut-être été aussi nécessaire.»

Francis Lalanne (Alliance jaune)

«On passe à notre temps à nous dire que nous sommes en démocratie. Or nous sommes en République, où nous sommes libres d’aller voter au moment des élections puis nous devenons esclaves des politiciens une fois qu’ils sont au pouvoir. La mouvance des «gilets jaunes» que je représente est celle de ceux qui ne veulent pas que ses voix soient récupérées par celle des partis traditionnels. Il y a une seule liste qui s’accorde avec le mouvement des «gilets jaunes». Aux abstentionnistes je veux dire ceci: notre liste hors système car elle propose la démocratie.»

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