Elections européennes : comment accroître la participation et politiser les enjeux du vote


Le 1er novembre 2014, la nouvelle Commission européenne est entrée en fonction, clôturant ainsi le cycle ouvert avec les élections européennes le 25 mai précédent. Pour cette consultation, le slogan du Parlement avait été « Cette fois, c’est différent ! ». Cette élection a en effet apporté un changement majeur avec l’établissement d’un lien direct entre l’élection du Parlement et celle du Président de la Commission européenne. Néanmoins, les élections européennes restent un scrutin négligé dans la plupart des États-membres, notamment en France.
Cette négligence, reflétée par les taux d’abstention massifs, est dangereuse. Elle donne des arguments à ceux qui doutent de la légitimité des institutions européennes, au moment où leur caractère politique s’affirme pourtant de plus en plus. En Europe, elle favorise les europhobes ; en France, le Front national. Parmi les facteurs susceptibles d’expliquer l’éloignement des électeurs, on s’attachera ici aux causes politiques et institutionnelles, ainsi qu’à l’examen du traitement médiatique du scrutin. Pour remédier à cet état de fait, il faut rendre le pouvoir aux citoyens :
- en établissant un système électoral qui crée un lien direct entre les élus et les électeurs,
- en renforçant la visibilité de l’élection, notamment à travers une meilleure couverture médiatique,
- en parachevant la politisation de la Commission, comme suite logique de l’élection de son Président par le Parlement européen.
C’est autour de ces trois axes que sont déclinées les propositions suivantes de cette note (5ème partie) :
- Organisation de primaires au PSE pour la désignation du / de la candidat(e) à la présidence de la Commission
- Changer le cadre juridique de la couverture médiatique nationale des élections européennes
- Mode de scrutin : combiner proportionnelle nationale et ancrage local