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Note

Pour un quota de femmes dans les instances de direction des entreprises

Il y a dix ans était votée la loi Copé-Zimmermann qui imposait un quota de 40 % de femmes dans les conseils d’administration (CA) des entreprises de plus de 250 salariés. Aujourd’hui, un projet de loi propose d’appliquer le même système aux exécutifs des grandes et moyennes entreprises. Un double constat d’impose: les entreprises ont su s’adapter rapidement et sans difficulté majeure à la précédente loi. D’un autre côté, sans la contrainte de la loi, la composition des comités exécutifs évolue pour sa part beaucoup trop lentement et ne permettrait d’atteindre une juste représentation des femmes, au rythme de progression actuel, qu’en…2090. Nous présentons donc ici cinq raisons de défendre l’outil des quotas. Le bilan de la loi Copé-Zimmermann est largement positif et montre que les quotas, malgré les réticences de principe qu’ils suscitent, sont une solution pragmatique permettant de dépasser des blocages anciens et injustifiables. La proposition alternative consistant à défendre les engagements volontaires des entreprises, séduisante sur le papier, ne débouche que sur des résultats partiels et trop lents. Tout ce temps perdu est préjudiciable à notre économie, autant pour les femmes actives que pour les entreprises. Certaines entreprises l’ont bien compris, de même que notre principal partenaire économique, l’Allemagne. Enfin, des solutions d’accompagnement existent pour aider les entreprises à porter une attention renouvelée aux parcours professionnels des femmes. L’analyse de Viviane de Beaufort, Professeure à l’ESSEC et directrice du Centre européen de droit et économie et Martin Richer, Responsable du pôle Entreprises de Terra Nova et fondateur de Management & RSE, pour Terra Nova est à retrouver ci-dessous.
Par
  • Viviane de Beaufort
  • Martin Richer
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Il y a dix ans était votée la loi Copé-Zimmermann qui imposait un quota de 40 % de femmes dans les conseils d’administration (CA) des entreprises de plus de 250 salariés. Aujourd’hui, un projet de loi propose d’appliquer le même système aux exécutifs des grandes et moyennes entreprises. Un double constat d’impose: les entreprises ont su s’adapter rapidement et sans difficulté majeure à la précédente loi. D’un autre côté, sans la contrainte de la loi, la composition des comités exécutifs évolue pour sa part beaucoup trop lentement et ne permettrait d’atteindre une juste représentation des femmes, au rythme de progression actuel, qu’en…2090. Nous présentons donc ici cinq raisons de défendre l’outil des quotas. Le bilan de la loi Copé-Zimmermann est largement positif et montre que les quotas, malgré les réticences de principe qu’ils suscitent, sont une solution pragmatique permettant de dépasser des blocages anciens et injustifiables. La proposition alternative consistant à défendre les engagements volontaires des entreprises, séduisante sur le papier, ne débouche que sur des résultats partiels et trop lents.Tout ce temps perdu est préjudiciable à notre économie, autant pour les femmes actives que pour les entreprises. Certaines entreprises l’ont bien compris, de même que  notre principal partenaire économique, l’Allemagne. Enfin, des solutions d’accompagnement existent pour aider les entreprises à porter une attention renouvelée aux parcours professionnels des femmes. L’analyse de Viviane de Beaufort, Professeure à l’ESSEC et directrice du Centre européen de droit et économie et Martin Richer, Responsable du pôle Entreprises de Terra Nova et fondateur de Management & RSE, pour Terra Nova est à retrouver ci-dessous.

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