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Note

Du bon usage de la régulation du libre-service : le cas des trottinettes électriques

Aujourd’hui plus qu’hier trottinettes électriques en free-floating font partie de l’offre de mobilité durable des villes. Les grèves des transports publics en décembre 2019 et la crise sanitaire du COVID-19 qui oblige à repenser les conditions d’utilisation des transports collectifs (distanciation physique) devraient finir de convaincre les détracteurs de leur utilité, en complément des autres moyens de transport. Pour autant, les problèmes qu’elles ont créés lors de leur déploiement massif sur les trottoirs des principales villes française en juin 2018 demeurent, même si les aménagements de l’espace public et la régulation des conditions d’utilisation ont permis de réduire les nuisances : elles occupent l’espace public, créent un sentiment d’anarchie sur les trottoirs, mal utilisées elles entrainent des accidents… Si elles devaient effectivement être de plus en plus nombreuses (avec en plus les trottinettes et les vélos électriques individuels sur lesquels se sont rués les habitants à la fin du confinement) il faudrait encore adapter la régulation, aménager l’espace public et organiser une offre de mobilité cohérente sur l’ensemble du territoire . Il n’est pas sur que les autorités publiques compétentes en matières de mobilité aient les outils réglementaires et la volonté politique de réagir comme elles devraient. Si les bases d’une régulation ont été posées en décembre 2019, il reste encore des zones d’ombre qui risquent de bloquer les décisions. Cette note identifie les points de blocage au déploiement apaisé de ce service et suggère une nouvelle approche de la régulation et de la gouvernance de la politique de mobilité.
Par
  • Guillaume Dezobry
  • Louis de Fontenelle
  • Carine Staropoli
Publié le 

Aujourd’hui plus qu’hier trottinettes électriques en free-floating font partie de l’offre de mobilité durable des villes. Les grèves des transports publics en décembre 2019 et la crise sanitaire du COVID-19 qui oblige à repenser les conditions d’utilisation des transports collectifs (distanciation physique) devraient finir de convaincre les détracteurs de leur utilité, en complément des autres moyens de transport. Pour autant, les problèmes qu’elles ont créés lors de leur déploiement massif sur les trottoirs des principales villes française en juin 2018 demeurent, même si les aménagements de l’espace public et la régulation des conditions d’utilisation ont permis de réduire les nuisances : elles occupent l’espace public, créent un sentiment d’anarchie sur les trottoirs, mal utilisées elles entrainent des accidents…  Si elles devaient effectivement être de plus en plus nombreuses (avec en plus les trottinettes et les vélos électriques individuels sur lesquels se sont rués les habitants à la fin du confinement) il faudrait encore adapter la régulation, aménager l’espace public et organiser une offre de mobilité cohérente sur l’ensemble du territoire . Il n’est pas sur que les autorités publiques compétentes en matières de mobilité aient les outils réglementaires et la volonté politique de réagir comme elles devraient. Si les bases d’une régulation ont été posées en décembre 2019, il reste encore des zones d’ombre qui risquent de bloquer les décisions.  Cette note identifie les points de blocage au déploiement apaisé de ce service et suggère une nouvelle approche de la régulation et de la gouvernance de la politique de mobilité.

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