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Agir pour la réussite des jeunes en difficulté, dans leurs territoires

Les difficultés vécues par les jeunes en formation durant le confinement ont accru les risques de décrochage. Perte de contact en raison du distanciel, mauvaises connexions et manque de familiarité avec les outils numériques, limitation des perspectives de stage et de places en alternance, découragement… La pandémie est ainsi venue renforcer des difficultés déjà sensibles : 13,5 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation en 2021. Trouver des stratégies pour les remettre sur une voie de formation est un des défis essentiels de la sortie de crise. Or, des solutions nouvelles sont en train d’émerger comme le présentent dans cette note pour Terra Nova, Olivier Faron, administrateur général du Conservatoire national des Arts et Métiers et Marc-François Mignot Mahon, Président de Galileo Global Education.

Synthèse

Les difficultés vécues par les jeunes en formation durant le confinement ont accru les risques de décrochage. Perte de contact en raison du distanciel, mauvaises connexions et manque de familiarité avec les outils numériques, limitation des perspectives de stage et de places en alternance, découragement… La pandémie est ainsi venue renforcer des difficultés déjà sensibles : 13,5 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation en 2021. Trouver des stratégies pour les remettre sur une voie de formation est un des défis essentiels de la sortie de crise. Or, des solutions nouvelles sont en train d’émerger.

Des mesures importantes ont été prises ces dernières années pour répondre aux points faibles de notre système de formation. Un accent particulier a été mis sur l’apprentissage et la formation professionnelle, avec notamment le Compte personnel de formation (CPF) et des offres de formation plus accessibles et plus lisibles. Un déploiement massif de l’apprentissage suppose plus de flexibilité dans la possibilité de faire appel à des groupements d’entreprise ou à des tâches d’intérêt général pour conclure des contrats d’apprentissage avec des jeunes là où l’offre des entreprises est limitée. Des fonds publics sont mobilisés pour un secteur qui a été longtemps un parent pauvre de notre système. Des difficultés persistent cependant en raison des inégalités géographiques, du manque de mobilité et des difficultés d’insertion. Néanmoins, des outils nouveaux permettent justement de former des jeunes là où ils vivent, au plus près des besoins des entreprises dans des territoires où l’offre de formation est faible.

Le numérique d’une part, permet des formations à distance souples et adaptées. On l’a vu pendant le confinement. Le distanciel peut apporter des solutions, y compris pour la formation professionnelle. D’autre part, au lieu des cursus traditionnels qui organisent les apprentissages sur un calendrier très étalé et peu souple, des méthodes plus intensives font leur preuve, en particulier auprès de publics démotivés par leur expérience scolaire. C’est le cas des boot camps, rodés dans le domaine de la formation informatique, où les besoins de main-d’œuvre sont importants. Ces méthodes peuvent être diffusées dans d’autres domaines.

En conjuguant les deux approches, on peut toucher des populations disséminées sur le territoire et éloignées aujourd’hui des programmes de formation. Les obstacles que rencontrent ces jeunes sont bien connus : manque de motivation, faible mobilité, contraintes matérielles. On peut aujourd’hui mieux y répondre. Surmonter les difficultés de mobilité en proposant des formations au plus près des lieux de vie, en lien avec les besoins des secteurs qui se développent sur le territoire concerné. Motiver la reprise de formation par un contrat équilibré comprenant une rémunération et une pédagogie adaptée, prenant en compte le besoin de formuler un projet professionnel personnel. Enfin, ce double objectif doit cibler des jeunes sous-dotés par la dépense publique.

Dans les mois qui viennent, une opportunité née de la crise se présente pour répondre aux besoins de formation et faire face à ceux qui vont apparaître avec la reprise post-Covid. Nous avons les outils, c’est le moment d’innover. 

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