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Cancun: pourquoi les Etats-Unis sont paralysés

Alors que s’achève le Sommet de Cancun, les Etats-Unis s’avèrent incapables de déterminer une position courageuse. Cette paralysie est due à une contrainte intérieure forte, l’American Clean Energy and Security Act, loi ambitieuse voulue par le président Obama, et dont l’adoption est menacée. La nouvelle majorité républicaine à la Chambre des Représentants en constitue un facteur aggravant. Cette note identifie dans quelles mesures les tensions intérieures aux Etats-Unis déteignent sur leur incapacité à prendre position sur la scène internationale en matière de lutte contre le changement climatique.

Synthèse

C’est aujourd’hui que doit se terminer le sommet de Cancun sur le changement climatique. La négociation s’oriente vers un nouvel échec. De nombreux pays ont leur part de responsabilité. Les Etats-Unis au premier rang, et c’est une déception.

 En tant que second Etat le plus pollueur de la planète, les Etats-Unis ont un rôle clé à jouer dans le processus des négociations internationales. Au moment de son élection, Barack Obama avait fait de la lutte contre le changement climatique un engagement politique, notamment sur la scène internationale, au moyen d’une réforme législative qui se voulait systémique et ambitieuse.

 Le 23 novembre dernier, le président Barack Obama a fait face à une redistribution des cartes législatives en sa défaveur. Le Congrès, jusqu’à maintenant à majorité démocrate, est désormais coupé en deux. Les Démocrates ont perdu 59 sièges et la majorité à la Chambre des Représentants, les Républicains totalisant une majorité de 238 sièges sur 435. Le Sénat ne reste à la main des Démocrates que grâce à un siège d’écart (51 sièges sur 100). C’est dans ce contexte tendu que le projet de loi American Clean Energy and Security Act est en cours au Congrès, un processus qui dure maintenant depuis le 26 juin 2009.

 Aujourd’hui, le passage de cette loi se trouve sérieusement compliqué, alors qu’elle est la condition permettant à la délégation américaine, et notamment au Président, d’exprimer une position de leadership dans la lutte contre le changement climatique. En difficulté sur le plan intérieur, aucun engagement sur la scène internationale ne peut être exprimé. Obama ne peut se permettre de répéter l’erreur de Bill Clinton, qui avait déclaré qu’il ferait tout pour que son pays soit signataire du Protocole de Kyoto. Par la suite, le Congrès avait procédé au vote de la résolution Byrd-Hagel, empêchant aux Etats-Unis de ratifier tout accord contraignant sur le climat, incluant des réductions de gaz à effet de serre pour les Etats-Unis dans le cadre des négociations au sein des Nations Unies, si les pays en développement n’étaient pas tenus à des obligations de même type.

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