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Derrière la guerre électorale, la puissance économique avant tout, par Mathilde Lemoine

L’éloignement ou le rapprochement des valeurs européennes et américaines en matière de santé publique, de réduction des inégalités et d’environnement en fonction des résultats électoraux américains (comme l’urgence sanitaire) ne doivent pas faire oublier l’importance de la puissance économique interne et externe pour les gouvernements américains. La concurrence frontale en matière de commerce, d’agriculture, mais aussi de services avec l’Union européenne, l’extraterritorialité, le soutien à l’investissement en innovation et en immatériel, la part plus élevée qu’en Europe de diplômés dans une classe d’âge pour que les investissements et les innovations se diffusent ont en commun de positionner l’économie américaine dans la bataille pour le leadership mondial. Même si les enjeux environnementaux sont mieux intégrés, les États-Unis ne renonceront pas à la croissance et à la suprématie économique mondiale y compris aux dépens des Européens. Le pire serait que l’élection de Joe Biden engendre des accords partiels sur le commerce, les normes et les technologies sur notre dos. Onze ans après la grande crise financière qui a eu un effet traumatisant sur l’emploi, la puissance économique est redevenue un objectif aussi consensuel, entre démocrates et républicains, que le retrait des troupes américaines des théâtres d’opérations extérieurs. L'analyse pour la Série Américaine de Terra Nova, de l'économiste Mathilde Lemoine.

Synthèse

L’éloignement ou le rapprochement des valeurs européennes et américaines en matière de santé publique, de réduction des inégalités et d’environnement en fonction des résultats électoraux américains (comme l’urgence sanitaire) ne doivent pas faire oublier l’importance de la puissance économique interne et externe pour les gouvernements américains. La concurrence frontale en matière de commerce, d’agriculture, mais aussi de services avec l’Union européenne, l’extraterritorialité, le soutien à l’investissement en innovation et en immatériel, la part plus élevée qu’en Europe de diplômés dans une classe d’âge pour que les investissements et les innovations se diffusent ont en commun de positionner l’économie américaine dans la bataille pour le leadership mondial. Même si les enjeux environnementaux sont mieux intégrés, les États-Unis ne renonceront pas à la croissance et à la suprématie économique mondiale y compris aux dépens des Européens. Le pire serait que l’élection de Joe Biden engendre des accords partiels sur le commerce, les normes et les technologies sur notre dos. Onze ans après la grande crise financière qui a eu un effet traumatisant sur l’emploi, la puissance économique est redevenue un objectif aussi consensuel, entre démocrates et républicains,  que le retrait des troupes américaines des théâtres d’opérations extérieurs. L'analyse pour la Série Américaine de Terra Nova, de l'économiste Mathilde Lemoine. 

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