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L’énergie et le climat : des clés pour fonder la relance économique

Après l’urgence sanitaire et économique, la relance. La leçon de la crise sanitaire doit être un maintien, et même un renforcement, du cap de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, donc du sevrage des énergies fossiles. Des objectifs prioritaires s'imposent : prévenir les crises, dont celle annoncée du climat, protéger le capital naturel, rendre nos économies, française ou européenne, plus résilientes, relocaliser ou mieux ancrer des activités industrielles sur nos territoires.

Synthèse

La sortie de la crise sanitaire n’est pas en vue et il est hasardeux de pronostiquer aujourd’hui l’étendue des conséquences sociétales, politiques et économiques. Cependant, trois prises de consciences se cristallisent. Elles soulignent que l’action publique et la régulation des activités humaines doivent être plus empreintes d’un souci du long terme et d’un respect du capital naturel, et que la capacité collective à éviter, atténuer ou affronter les dérèglements de l’environnement est un bien précieux.

La pandémie nous montre d’abord, et brutalement, que l’économie mondiale est fragile. Si l’intervention publique va de soi pour gérer le danger sanitaire, il apparaît tout aussi fort que la survie économique relève du régalien et que les forces du marché nous ont entraînés dans de dangereuses logiques de délocalisations industrielles et de dépendance pour des approvisionnements stratégiques.    Ensuite, c’est notre dépendance aux équilibres de la nature qui est rappelée. L’homme peut les rompre facilement, avec de lourdes conséquences. Si le facteur anthropique dans la diffusion du covid-19 reste à étudier, il est établi en revanche que des changements d’occupation des sols, des pratiques alimentaires ou des prédations sur la nature sont à mettre en regard de zoonoses dont la fréquence s’accroît. Or nous savons que le changement climatique induira également de tels mouvements, via les pertes de ressources hydriques et agricoles, les migrations humaines, les atteintes à la biodiversité.    Nous réalisons enfin que nous ne consacrons peut-être pas assez de moyens, même s’il faut un peu sacrifier de notre richesse présente, à la prévention de tels dérèglements et leur cortège de récession économique, d’exacerbation des tensions internationales, d’aggravation des inégalités. 

Il faut non seulement maintenir le cap de la lutte contre le changement climatique, mais aussi en affermir les moyens en donnant plus de valeur au long terme et plus de crédit à l’action publique.

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