Inscrivez vous à la newsletter du Terra Nova. Si vous souhaitez vous pouvez visualiser un exemple

Conformément à la loi française n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée en 2004 (ci-après la « Loi Informatique et Libertés ») et du Réglement Général sur la Protection des Données Personnelles du 27 avril 2016, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en nous adressant un email à l'adresse contact@tnova.fr

Logo

L'Europe, le monde et la crise du Covid-19

Nous sommes très heureux d'accueillir aujourd'hui Josep Borrell, Haut représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-Président de la Commission européenne, pour rouvrir la série de contributions extérieures "Coronavirus : regards sur une crise" de Terra Nova lancée en mars. Il s'interroge ici sur les conséquences de la crise actuelle pour la position de l'Europe dans le monde.

Synthèse

Nous sommes très heureux d'accueillir aujourd'hui Josep Borrell, Haut représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-Président de la Commission européenne pour rouvrir la série de contributions extérieures "Coronavirus : regards sur une crise" de Terra Nova lancée en mars. Il s'interroge ici sur les conséquences de la crise actuelle pour la position de l'Europe dans le monde.

L’épidémie de Covid-19 a déclenché une crise économique et sociale majeure : celle-ci est à la fois la plus importante et la plus globale que nous ayons connue depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette double crise – sanitaire et économique – est encore loin d’être terminée. Il est donc encore bien entendu très difficile d’anticiper toutes ses conséquences. Il semble cependant d’ores et déjà acquis qu’elles seront importantes sur le plan des équilibres géopolitiques.

L'ordre international mis en place après la Seconde Guerre mondiale était déjà entré en crise avant la pandémie. Cette crise est la première depuis des décennies où les États-Unis ne sont pas en position de leader. L'administration américaine actuelle s'est pour l'essentiel retirée de l'ordre international que les États-Unis eux-mêmes avaient bâti dans le passé avec l’Europe et d’autres partenaires. À ce stade, cette crise semble susceptible de parachever l'éclatement du système multilatéral, de déstabiliser nombre de pays en développement et de favoriser sur toute la planète les régimes autoritaires.

Dans ce contexte, marqué par l’exacerbation de la rivalité stratégique entre les États-Unis et la Chine, l’Europe a une responsabilité essentielle pour limiter ces risques. Elle a certes été et est encore très affectée par la crise, tant sur le plan sanitaire qu’économique. Elle a cependant réagi avec plus de rapidité et de vigueur qu’au cours des crises antérieures et son modèle social a fait la preuve de son efficacité pour amortir des chocs de ce type, tant sur le plan sanitaire qu’économique.

Si l’Europe va au bout du renforcement de sa cohésion interne engagé avec le plan de relance adopté par le Conseil européen en juillet dernier, cette crise pourrait aboutir à lui donner plus de poids dans le monde. Elle aurait alors la lourde tâche de rassembler autour d’elle pour préserver et renforcer un multilatéralisme modernisé afin de répondre aux défis du XXIe siècle. Et en particulier aux défis écologiques dont la crise actuelle ne doit pas masquer la gravité ni l’urgence.

Télécharger la note (PDF, 2,4 Mo)
Ajouter un commentaire