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Le nouveau rôle international des villes (et pourquoi il faut l’encourager)

La voix des maires, sur un nombre croissant de sujets, porte désormais loin au-delà de leurs communes. Les maires prennent la parole sur des enjeux globaux : réchauffement climatique, politiques de développement, migrations, droits fondamentaux… Ils se donnent pour cela des outils de coopération et d’échange de bonnes pratiques. Ils sont devenus des acteurs diplomatiques développant leur propre agenda politique, parfois en opposition avec leurs autorités nationales. Ces actions ne sont pas réservées aux métropoles mais concernent aussi des villes petites et moyennes. Au-delà des enjeux institutionnels des réseaux de ville (Eurocities, C40 etc.), cette note étudie l’ampleur de ce mouvement et identifie des obstacles au déploiement de nouvelles initiatives.

Synthèse

La voix des maires, sur un nombre croissant de sujets, porte désormais loin au-delà de leurs communes. Les maires prennent la parole sur des enjeux globaux : réchauffement climatique, politiques de développement, migrations, droits fondamentaux… Ils se donnent pour cela des outils de coopération et d’échange de bonnes pratiques. Ils sont devenus des acteurs diplomatiques développant leur propre agenda politique, parfois en opposition avec leurs autorités nationales. Ces actions ne sont pas réservées aux métropoles mais concernent aussi des villes petites et moyennes. Au-delà des enjeux institutionnels des réseaux de ville (Eurocities, C40 etc.), cette note étudie l’ampleur de ce mouvement et identifie des obstacles au déploiement de nouvelles initiatives.

Plusieurs raisons expliquent cette montée en puissance des villes à l’échelle internationale. La première vient de leur poids démographique et économique qui en font des acteurs de premier plan. La deuxième raison est la prise de conscience que les villes représentent, sur beaucoup de sujets, l’échelle pertinente pour répondre à certains défis émergents comme le réchauffement climatique, les mobilités ou l’intégration. La troisième raison vient du constat des limites de la diplomatie traditionnelle, réservée aux Etats et aux institutions internationales. En engageant le dialogue entre elles, les villes montrent la pertinence de leur échelle d’action et leur faculté à contourner les blocages des politiques nationales. 

L’intérêt actuel pour l’action internationale des villes s’inscrit dans la suite du mouvement de dialogues transnationaux initié par les villes dès le début du XXe siècle. Au fil du temps, l’intention idéaliste initiale, tournée d’abord vers la paix et la fraternité internationaliste, a laissé la place à des politiques d’aide au développement puis, plus récemment, à une action dynamisant le développement économique local, les maires développant le « marketing » de leur ville. Il apparaît aussi que l’action internationale présente un potentiel intégrateur pour les villes, à condition que les actions mobilisent les habitants et soient un instrument de participation. Mais pour développer ces actions, des obstacles restent à lever. Car, malgré la présence d’un cadre juridique parmi les plus favorables au monde, les villes françaises sont, dans l’ensemble, moins actives que celles d’autres pays. 

Ainsi, la nouvelle organisation en intercommunalité crée un trouble dans la gestion des projets : à qui revient l’animation de l’action internationale ? Et qui en maîtrise le budget ? Le risque d’un ralentissement des initiatives a poussé l’Etat français à renforcer son soutien financier et son accompagnement de l’action des villes. Mais l’obstacle le plus fréquent reste le manque d’implication locale, quand les projets internationaux sont vus comme un choix personnel du maire, ou comme un projet avant tout institutionnel, sans lien avec les priorités des habitants. C’est pourquoi, les équipes municipales doivent privilégier la co-construction de leurs projets internationaux, afin que l’action diplomatique des villes puisse bénéficier des énergies et de la créativité de tout l’écosystème local et devienne un élément renforçant la participation des habitants aux grands choix de leur ville. 

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