Inscrivez vous à la newsletter du Terra Nova. Si vous souhaitez vous pouvez visualiser un exemple

Conformément à la loi française n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée en 2004 (ci-après la « Loi Informatique et Libertés ») et du Réglement Général sur la Protection des Données Personnelles du 27 avril 2016, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en nous adressant un email à l'adresse contact@tnova.fr

Logo

Quel avenir pour la relation euroatlantique à l’ère Biden ? Par Bernard Cazeneuve

Les quatre années de la dernière présidence américaine ont été fortement marquées par une posture de défi, voire d’hostilité à l’égard des grandes organisations internationales, et du multilatéralisme. Les tensions engendrées par les prises de position de Donald Trump sur les questions les plus sensibles, qu’il s’agisse de l’Accord de Paris sur le climat, ou de celui de Vienne sur le nucléaire iranien, n’ont pas été sans abîmer les relations entre les États-Unis et leurs alliés traditionnels. Le sentiment s’est peu à peu développé de la propension de la première puissance mondiale à ne défendre que ses seuls intérêts, en prenant le risque de déstabiliser l’ordre international qu’elle avait elle-même contribué à instaurer, dans de multiples domaines, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. De ce climat, engendré par le tempérament d’un homme, autant que par ses choix politiques hasardeux, la relation euroatlantique s’est trouvée d’autant plus affectée que l’administration Trump s’est employée à dénigrer continument le principe même de la construction européenne, jusqu’à considérer l’Union européenne comme un adversaire, dont il convenait de se méfier. L'analyse de Bernard Cazeneuve, ancien Premier Ministre, pour la Série américaine de Terra Nova.

Synthèse

Les quatre années de la dernière présidence américaine ont été fortement marquées par une posture de défi, voire d’hostilité à l’égard des grandes organisations internationales, et du multilatéralisme. Les tensions engendrées par les prises de position de Donald Trump sur les questions les plus sensibles, qu’il s’agisse de l’Accord de Paris sur le climat, ou de celui de Vienne sur le nucléaire iranien, n’ont pas été sans abîmer les relations entre les États-Unis et leurs alliés traditionnels. Le sentiment s’est peu à peu développé de la propension de la première puissance mondiale à ne défendre que ses seuls intérêts, en prenant le risque de déstabiliser l’ordre international qu’elle avait elle-même contribué à instaurer, dans de multiples domaines, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. De ce climat, engendré par le tempérament d’un homme, autant que par ses choix politiques hasardeux, la relation euroatlantique s’est trouvée d’autant plus affectée que l’administration Trump s’est employée à dénigrer continument le principe même de la construction européenne, jusqu’à considérer l’Union européenne comme un adversaire, dont il convenait de se méfier.

Télécharger la note (PDF, 200 ko)
Ajouter un commentaire