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Chronique

Le virus et la ville – L’analyse de Jean-Louis Missika et Ricky Burdett

Confinement, crainte de la contagion, besoin d’espace : beaucoup d’urbains rêvent de logements plus grands, de jardin, d’accès à la nature. Vont-ils pour autant franchir le pas, et déménager hors des villes ? Quelques signaux faibles semblent l’indiquer mais s’agit-il d’un mouvement profond et durable ? Le pouvoir d’attraction des villes n’a pas dit son dernier mot.
Par
  • Jean-Louis Missika
  • Ricky Burdett
Publié le 

Tirer des enseignements de l’impact de la crise sanitaire sur les grandes villes est un exercice difficile. Alors même que cette crise n’est pas terminée, les jugements définitifs ne manquent pas, et les journaux sont pleins d’articles qui annoncent la mort de New-York, de Londres ou de Paris. On se rue sur des sondages souvent mal interprétés. Une étude récente souligne ainsi que près de 90% des cadres envisagent de quitter la région parisienne, en oubliant de préciser que cette enquête menée par Cadremploi est réalisée tous les ans et que les cadres interrogés étaient déjà 82% en 2019, 84% en 2018 et 80% en 2016, à désirer partir, bien avant que le mot « Covid » ait la moindre signification pour chacun d’entre nous. Certaines projections suggèrent que la combinaison du Covid et du Brexit aurait conduit 700 000 personnes, principalement nées à l’étranger, à quitter Londres en 2020, mais ce chiffre est lui-même contesté. La croissance démographique annuelle de Londres est constante au cours des dernières décennies et elle devrait se poursuivre, ralentie certes par le Covid, mais pas au point de devenir négative.

Confinement, crainte de la contagion, besoin d’espace : beaucoup d’urbains rêvent de logements plus grands, de jardin, d’accès à la nature. Vont-ils pour autant franchir le pas, et déménager hors des villes ? Quelques signaux faibles semblent l’indiquer mais s’agit-il d’un mouvement profond et durable ? Le pouvoir d’attraction des villes n’a pas dit son dernier mot.

L’analyse de Jean-Louis Missika et Ricky Burdett pour Terra Nova est à retrouver ci-dessous. 

La version anglaise est à lire ici : https://blogs.lse.ac.uk/covid19/2021/09/27/dont-write-off-cities-just-yet-they-will-survive-covid/?s=09

Jean-Louis Missika enseigne à la London School of Economics dans le programme LSE Cities, il a été adjoint à la maire de Paris de 2014 à 2020, en charge de l’urbanisme, l’architecture, le développement économique, les projets du Grand Paris, l’attractivité, et adjoint au maire de Paris de 2008 à 2014 en charge de l’innovation, la recherche et les universités. Responsable éditorial à Terra Nova, il a publié en 2019, « Le nouvel urbanisme parisien », et « Des robots dans la ville » avec Pierre Musseau (Tallandier, 2018).

Ricky Burdett est professeur en études urbaines à la London School of Economics and Political Science, responsable du programme LSECities et fondateur du programme « Urban Age ». En tant que consultant, il a été conseiller du maire de Londres et conseiller principal pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012.

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