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Quel avenir pour le nucléaire ?

Entre la catastrophe de Fukushima et l'incident survenu, le 5 septembre 2012 dans la centrale nucléaire de Fessenheim, le débat sur le nucléaire n’a jamais été aussi vif en France.

Cet accident relance les interrogations sur la sûreté des installations et les conséquences éventuelles de tels événements. Les opposants au nucléaire réclament la fermeture rapide de la plus vieille centrale du parc nucléaire français, Fessenheim, fermeture promise et annoncée par François Hollande.

Le rapport final du 4 octobre 2012 de la Commission Européenne sur les « tests de résistance sur réacteurs » des Vingt-Sept montre que le parc nucléaire européen nécessite des investissements compris entre 10 et 25 milliards d'euros, et qu’il ne suffit plus de « rafistoler » les vieilles centrales.

Pourtant on estime que l’abandon de l’atome mettrait “un million d’emplois” en péril. L’arrêt des réacteurs nucléaires de Fessenheim, ajouté à la fermeture de centrales au fioul et au charbon, compliqueraient l'approvisionnement électrique de la France. À partir de 2016, la France connaitrait un déficit de capacité de production de 1,2 gigawatt.

Aujourd’hui, le dossier du nucléaire est un sujet de clivage  au sein de la société française et au sein du gouvernement.

Dans un contexte de crise économique, le débat se centre sur l’emploi : fournisseur de  « centaines de milliers d’emplois » et d’une énergie peu chère pour le Ministre du redressement productif, les verts répondent par l’urgence de transition écologique qui poussera la France à innover et à garantir un transfert d’emplois nécessaire vers des filières de production plus vertes.

Quel équilibre trouver entre la garantie de la souveraineté énergétique de la France et la nécessaire réduction de la part du nucléaire, notamment dans la production d’électricité, promesse de campagne de François Hollande, en accord avec les Verts ?  

De nombreuses  questions se posent. Quel est le niveau de sécurité des centrales nucléaires, et quel est l’avenir de cette filière? Comment répondre aux  47 % de Français qui selon un sondage Ifop-Sud Ouest sont “inquiets” des risques de l’énergie nucléaire ? Comment régler le problème des déchets et du démantèlement coûteux  des centrales ?

Peut-on  sortir du nucléaire sans décupler les émissions de carbone ? Se passer de l’atome en 2033 et parvenir à 100 % d’énergies renouvelables en 2050 ?

Est-il réaliste de penser pouvoir changer la consommation et les politiques publiques à la seule échelle française?

Benjamin Dessus, président de l’association Global Chance, Alain Gras, sociologue, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et directeur du Centre d’études des techniques des connaissances et des pratiques (CETCOPRA), Et Hervé Kempf, auteur de « l’oligarchie ça suffit, vive la démocratie » ont répondu à ces questions mardi 16 octobre lors d'un débat organisé en partenariat avec la Mairie du 3ème arrondissement de Paris, la revue "Esprit" et le magazine "Alternatives Économiques". 

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